Cette norme lancée en 2008 amène les patrons à agir sur quatre aspects reconnus pour avoir un impact significatif sur la santé et la productivité de leurs employés. Pour obtenir la certification, ils doivent se conformer à une quarantaine de critères liés aux habitudes de vie, à l'équilibre travail-vie personnelle, à l'environnement de travail et aux pratiques de gestion.
Le Groupe entreprises en santé a fait halte à Joliette en avril 2009 afin de faire la promotion de cette démarche. Trois ans plus tard, la norme tarde à se tailler une place dans Lanaudière, comme dans l'ensemble du Québec.
En février dernier, la firme SOM a mené un sondage auprès de 500 dirigeants d'entreprise en provenance de toutes les régions de la province. Environ 85 % des répondants ont affirmé avoir déjà offert des activités de promotion de la santé au travail, mais peu d'entre eux (34 %) se sont dotés d'une politique structurée en cette matière.
«Alors qu'il est généralement important pour les gestionnaires de planifier, budgéter et d'évaluer le résultat de leurs actions, il est étonnant de constater que la santé en milieu de travail ne bénéficie pas nécessairement de cette rigueur, surtout lorsque l'on sait qu'il est deux fois plus rentable de prévenir que de guérir, tant humainement que financièrement», soutient la présidente-directrice générale du Groupe entreprises en santé, Marie-Claude Pelletier.
Afin de faire connaître la norme et inciter les employeurs à s'investir dans cette démarche de certification, le Groupe entreprises en santé entame une tournée d'information qui le mènera dans plusieurs régions du Québec. «Nous attendons la confirmation de la Chambre de commerce du Grand Joliette pour une date à l'automne 2012 ou au printemps 2013», mentionne le responsable des communications de l'organisme, Louis-Alexandre Lacoste.

