La directrice des ressources financières et approvisionnements de l'établissement, Pascale Gagné, rappelle que ces coupures sont exigées par la loi 100. Elle précise que l'effort demandé au CSSSNL pour l'exercice 2012-2013 est de 1,1 million de dollars supérieur à ce qui était attendu.
«On ne parle pas de réduire les services. On parle plutôt de diminuer les dépenses administratives et d'optimiser les processus.»
En tenant compte de la cure minceur de son appareil administratif, des revenus provenant de ses activités principales (314 197 313 $), de l'excédent associé à ses activités accessoires (481 273 $) ainsi que des charges (319 057 840 $) qu'il doit absorber, le CSSSNL prévoit terminer l'année avec un déficit de 4 379 254 $, ce qui représente 2 990 816 $ de plus que la cible autorisée.
Mme Gagné mentionne que ce dépassement est dû à une demande de financement de trois millions de dollars adressée au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et qu'il est «toléré».
Si elles y voient une certaine forme de reconnaissance des besoins, les équipes de direction du centre de santé entendent tout de même faire des représentations au cours des prochains mois afin de rééquilibrer le financement entre les régions.
«Le CSSSNL aura de plus en plus de difficulté à respecter l'équilibre budgétaire dans un contexte de sous-financement reconnu, avec toujours de nouvelles compressions», affirme Pascale Gagné.
Les équipes espèrent que le MSSS augmentera de 4,4 millions de dollars la base budgétaire du centre de santé en 2012-2013, ce qui lui permettrait d'éviter de reproduire un déficit du même ordre année après année.

