La coordonnatrice de la prestation sécuritaire des soins et services, Monique Pichette, explique que le personnel a noté la présence de plaies sur le corps d'une femme séjournant au 3-D, à la fin juin. Comme celle-ci venait d'être transférée sur cet étage et qu'elle se trouvait précédemment au 1-B, un vaste plan d'intervention a été lancé. «On a traité tous les endroits où la dame est allée, car elle peut être contagieuse pendant six semaines», affirme-t-elle.
Deux usagers ayant dormi dans la même chambre que la première patiente touchée, au 1-B, ont eux aussi contracté la gale.
Ces trois personnes ont été traitées, de même que tous les patients et tous les employés ayant séjourné ou travaillé au 1-B ou au 3-D.
La conseillère en prévention des infections, Lise Forest, souligne que la gale est un parasite dont la transmission se fait par des contacts répétitifs de peau à peau. Comme les poux, il est difficile de déterminer pourquoi une personne en particulier a été affectée et où la contagion tient son origine. Cette maladie cutanée se caractérise par des démangeaisons et par la présence sur la peau de formes particulières de sillons.
Mme Forest laisse savoir que, normalement, l'élimination de cet acarien se fait facilement. «C'est une crème ou une lotion qu'on applique sur le corps et qu'on laisse en place pendant de 12 à 14 heures. Ensuite, on prend une douche.»
Malgré cela, la première patiente présentait toujours une éruption cutanée, le jeudi 12 juillet. L'unité 3-D a, donc, de nouveau été placée en isolement.
La quarantaine de personnes se trouvant sur cet étage et les employés ont, encore une fois, été traités contre la gale. En plus de cette mesure de prévention, pour éviter toute propagation de la maladie, l'unité a été désinfectée. La période d'isolement doit se terminer le mardi 17 juillet, en après-midi.
Monique Pichette mentionne qu'au 1-B, il n'y a pas eu réapparition de symptômes depuis les mesures mises de l'avant à la fin juin.
Le personnel demeure tout de même à l'affût des signes pouvant s'apparenter à la gale. Cette surveillance active se poursuivra pendant au moins six semaines, ce qui correspond à la période d'incubation du parasite.

