Les députés Véronique Hivon (Joliette), Nicolas Marceau (Rousseau) et André Villeneuve (Berthier) saluent le travail et l'implication du comité régional pour la valorisation de l'éducation (CRÉVALE) et invitent tous les partenaires concernés à s'impliquer.
Point de vue
Exprimant sa vision du cheminement scolaire, Mme Hivon juge qu'il faut éviter les pièges de la comparaison avec les autres et le découragement. Il faut se fixer des objectifs personnels et viser à les atteindre.
«La réussite est un mélange de motivation et d'efforts. L'accompagnement par le milieu peut jouer un grand rôle dans cette motivation et dans le renforcement positif. C'est ainsi soutenus que les jeunes auront le goût de la réussite et travailleront à construire leur avenir», juge-t-elle.
De plus, il ne faut pas ignorer les enjeux particuliers liés au fait d'être étudiant en 2012.
«La communauté étudiante fait face à de nombreux défis, que l'on pense à la conciliation études-travail, aux responsabilités familiales, à la situation économique difficile ou aux difficultés d'apprentissage. Il est donc important d'encourager les jeunes à dépasser leurs limites et à développer l'ambition de continuer et de réussir leurs études», fait remarquer M. Villeneuve.
Dans tout cela, M. Marceau considère qu'il est nécessaire de souligner le travail et le dévouement des enseignants, du personnel de soutien et des directions d'école qui, jour après jour, s'investissent auprès des jeunes, souvent dans des conditions difficiles. «Plusieurs jeunes sont motivés, travaillants, mais il faut être là au quotidien pour les encourager à continuer. Prenons l'engagement, individuellement et collectivement, de relever ce défi», soulève-t-il.
Selon les trois députés, les efforts de la population et des organismes sont majeurs dans la motivation des jeunes. Mais il ne faut cependant pas faire reposer toutes les responsabilités sur eux.
«Le gouvernement doit poser des gestes concrets et démontrer que la persévérance scolaire figure parmi ses priorités. Un financement significatif du gouvernement ainsi que des objectifs ambitieux à atteindre sont nécessaires», affirment-ils.
Mme Hivon et MM. Marceau et Villeneuve rappellent que sous l'impulsion du gouvernement du Parti Québécois, les États généraux sur l'éducation avaient fixé à 85% l'objectif de diplomation des jeunes du secondaire. Après des années avec les Libéraux au pouvoir, le taux national n'était que de 72%, selon les données de 2007-2008 et l'objectif national a été abaissé à 80%.
«Dans Lanaudière, l'objectif fixé pour 2020 tombe aussi bas que 69%! Il est grand temps que le gouvernement agisse!», insistent-ils.
