Sous bonne escorte policière, les manifestants ont marché du parc Renaud à l'église du Christ-Roi pour ensuite revenir devant le collège du centre-ville en scandant: «À qui la rue ? À nous la rue !», «On avance, on avance, on recule pas !», «Beauchamp (la ministre de l'Éducation Line Beauchamp) dans le champ !» et «Charest, lâche-moi la poche !»
Les cégépiens ont aussi manifesté mercredi, aux Galeries Joliette, par un «flash-mob» silencieux.
Jeudi, le scrutin électronique a permis à 70 % des cégépiens de se prononcer. Le vote en faveur de la poursuite de la grève pour une autre semaine l'a emporté par 52 % soit le plus bas taux depuis la tenue de ces consultations hebdomadaires.
Vendredi, le Cégep régional de Lanaudière s'est associé à l'appel de la Fédération des cégeps afin «que les étudiants choisissent de revenir en classe et ainsi pouvoir terminer la session dans les meilleures conditions possibles.»
Un communiqué précise qu'en date de vendredi, le boycott est en vigueur depuis 28 jours au collège de Joliette.
«Nous sommes très préoccupés par la situation actuelle. Cependant, nous tenons à saluer la façon dont elle a été gérée par les associations étudiantes du Cégep régional de Lanaudière», a indiqué son directeur général, Marcel Côté.
La direction, précise-t-il, n'a pas l'intention de forcer l'ouverture des collèges ou de recourir à la Cour. Le CRL réitère enfin ne pas prendre position dans le dossier qui oppose les étudiants au gouvernement Charest.

