«Cette absence de services de deuxième ligne est un enjeu à tous les niveaux», fait valoir la directrice administrative des programmes en déficience intellectuelle et TED au Centre de santé et de services sociaux du nord de Lanaudière (CSSSNL), Anne-Marie Blanchard.
Elle précise que pour ces deux problématiques particulières, un investissement de 7,2 millions de dollars serait nécessaire dans la région afin d'atteindre les cibles fixées par le ministère de la Santé et des Services sociaux. La situation financière associée aux services en déficience physique (DP) n'est guère meilleure. Pour ce secteur, le manque à gagner est évalué à 4,8 millions de dollars.
«Actuellement, 75 clients sont en attente d'obtenir des services aux programmes de déficience intellectuelle, trouble envahissant du développement (0 à 100 ans) et déficience physique (0 à 17 ans). Le délai d'attente se situe entre dix et douze mois», souligne Mme Blanchard.
La responsabilité du CSSS prend différentes formes: soutien d'allocation à la famille, soutien psychosocial, plan d'accès, programme d'accessibilité au domicile, soutien à domicile et programme d'aide matérielle aux personnes handicapées.
En 2011-2012, 1 155 individus ayant un handicap physique ont reçu des services de soutien à domicile. C'est moins que l'objectif de 1 162 établi par le ministère. Parmi les personnes présentant une déficience intellectuelle ou un TED, 119 ont bénéficié d'un soutien à domicile. Un nombre qui est également en deçà de la cible (180).
«Le nombre d'usagers est moins important, mais on a augmenté le nombre d'interventions par personne. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour répondre aux besoins de ces clientèles», souligne la directrice administrative du programme en déficience physique au CSSSNL, Hélène Boisvert.
Des services… dans le communautaire
L'organisme Les Répits de Gaby rappelle qu'il offre son soutien aux familles ayant un jeune adolescent présentant un TED jusqu'à ce que celui-ci atteigne l'âge de 21 ans.

