Selon l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), le taux de létalité évitable a baissé de moitié en 30 ans au pays pour s'établir à 185 par 100 000 Canadiens en 2008. Au Québec, il est de 188. Ce résultat est, selon l'organisation, attribuable aux efforts de prévention mis de l'avant et à l'amélioration des soins de santé.
L'ICIS explique qu'une mort évitable est une fin prématurée, donc survenue chez une personne de moins de 75 ans, qui «ne devrait pas se produire avec la prestation de soins de santé opportuns et efficaces ou la mise en place de pratiques, programmes et politiques de santé publique appropriés».
Ce concept englobe les pertes attribuables à des facteurs modifiables, comme le tabagisme (qui peut être associé au cancer du poumon), et celles qui peuvent être prévenues par la vaccination ou les dispositions en matière de sécurité routière. Il comprend également les décès pouvant être évités ou retardés considérablement grâce à un dépistage précoce ou un traitement approprié, tel que ceux associés au cancer du sein.
À égalité avec les Laurentides
La performance lanaudoise est similaire à celle observée dans les Laurentides. Or, d'après l'ICIS, en 2010, c'est dans ces deux régions sanitaires que l'on retrouvait le moins d'omnipraticiens (81 pour Lanaudière/88 pour les Laurentides) et de médecins spécialistes (54 pour Lanaudière/48 pour les Laurentides) par 100 000 habitants.
Plus généralement, l'organisation a remarqué que «les taux de décès évitables varient considérablement selon le groupe socioéconomique». Dans le cadre de cette étude, les analystes ont noté que les habitants des quartiers les plus défavorisés étaient deux fois plus susceptibles de mourir de causes pouvant être prévenues que ceux des quartiers plus aisés.

