Les gens avaient jusqu'au 24 février pour déposer une demande de places à contribution réduite. Le ministère de la Famille et des Aînés (MFA) a reçu 215 projets en provenance de la région. Il a par la suite entrepris de vérifier l'admissibilité des dossiers soumis. Ceux étant conformes ont été transférés au comité consultatif régional pour analyse.
L'Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), veut être partie prenante de ces travaux. «On veut être actives pour savoir où, quand et comment les places seront distribuées», soutient la vice-présidente de l'ADIM Laval-Laurentides-Lanaudière, Marie-Ève Demers.
Elle estime important que les «besoins réels» de la population soient pris en considération dans la répartition retenue.
«Ce serait bien mal dépenser l'argent des contribuables que d'attribuer des places à une garderie dans un quartier comptant déjà de nombreux services de garde en milieu familial reconnus», ajoute la présidente de l'ADIM-CSQ de la région, Lyne Robichaud.
Afin que les responsables des services de garde puissent s'exprimer, pour qu'une banque de places leur étant destinées soit créée, l'Alliance veut prendre part au débat. Au ministère de la Famille et des Aînés, on affirme que la composition des conseils consultatifs régionaux est finale. Le comité lanaudois est constitué de représentants de la Conférence régionale des élus (CRÉ), de l'Agence régionale de la santé et des services sociaux, du milieu scolaire, de l'Association des CPE de Lanaudière et de l'Association des garderies.
«Pour modifier ce comité, il faut passer un amendement à l'Assemblée nationale», dit un porte-parole, Pascal Ouellet.
Il ajoute que le comité a prévu «commencer l'analyse des projets au plus tard en juin». Impossible de savoir, pour le moment, combien de dossiers ont été acheminés au groupe de travail lanaudois ni à combien de demandes de places ces projets font référence.

