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Bouffée d'air pour l'urgence

Les travaux se poursuivent afin de désengorger l'urgence du CHRDL. Photo: archives

Les travaux se poursuivent afin de désengorger l'urgence du CHRDL.

Geneviève Blais
Publié le 28 Juin 2012
Publié le 28 Juin 2012
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L'Action

Entre 36 et 38 patients sur civière

La situation s'améliore à l'urgence du Centre hospitalier régional de Lanaudière (CHRDL). Du 3 au 30 juin, le nombre de personnes couchées sur civière et la durée des séjours ont atteint un seuil inégalé depuis plusieurs années.

Sujets :
Centre d'hébergement , CHSLD , Conseil des médecins , Lanaudière

«Les gains sont très significatifs», soutient la directrice générale adjointe du Centre de santé et de services sociaux du nord de Lanaudière (CSSSNL), Lorraine Boisjoly.

Durant cette période, le taux d'occupation de l'urgence a oscillé entre 109 % et 115 %. C'est inférieur à ce qui a été observé à pareille date l'an dernier, alors que le taux était de 166 %.

Les usagers ont attendu, en moyenne, de 18 à 19 h sur civière avant d'obtenir leur congé, d'être hospitalisés dans une chambre ou d'être orientés ailleurs. En 2011, ils devaient patienter pendant 28 heures.

Du coup, le pourcentage de séjours s'échelonnant sur plus de 24 heures a diminué, passant de 43 % l'année passée à 27 %.

«Dans les dernières semaines, on a gagné un accès aux lits de courte durée. On a très peu de patients en fin de soins actifs qui sont en attente d'une place en Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD)», explique Mme Boisjoly.

Puisqu'il y a réduction du nombre de chirurgies durant l'été, le nombre de lits occupés est également à la baisse.

Le nombre d'admissions par jour, lui, ne bouge pas.

Selon la directrice générale adjointe, le défi est de conserver les résultats actuels. «On bouscule des façons de faire pour améliorer l'accès pour les personnes qui ont besoin de l'urgence, en misant sur le bon patient au bon endroit», dit-elle.

Le président du comité exécutif du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CSSSNL, le Dr Simon Kouz, insiste aussi sur cette notion. Il mentionne qu'une quinzaine de protocoles ont été adoptés dans le cadre de la mise en place du processus d'accueil clinique, qui a pour objectif d'éviter le recours à la salle d'urgence. «Il faut qu'on travaille à créer les structures nécessaires pour que le patient reçoive les meilleurs soins», dit-il.

Il souligne que les spécialistes et les omnipraticiens collaborent afin que la situation s'améliore à l'urgence. «C'est un travail de longue haleine. Changer les habitudes, ce n'est pas évident», affirme-t-il.

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