En assemblée générale annuelle, le 14 juin, les membres de cette organisation ont adopté une résolution à cet effet.
Le ROCASML juge que les objectifs et les dispositions de la loi 78 sont inacceptables. Il y voit une atteinte à la liberté d'expression de même qu'au droit d'association et de manifestation. Il estime que cette loi met entre les mains des policiers «un pouvoir arbitraire».
«Ils [les objectifs et dispositions] attaquent le droit d'association des étudiants par des sanctions excessives et démesurées; ils abolissent le droit de grève des étudiants; ils donnent au ministère de l'Éducation le pouvoir exorbitant d'ordonner aux établissements d'enseignement, par simple décret, de cesser de percevoir les cotisations des associations étudiantes», ajoute le regroupement.
Celui-ci lutte pour la reconnaissance et l'exercice des droits pour les personnes vivant ou ayant vécu un problème de santé mentale ainsi que leur entourage. Il se dit sensible aux principes de justice sociale, de liberté et d'égalité.
Selon le ROCASML, la loi 78 aura pour effet de dissuader toute personne qui voudrait faire entendre sa voix dans le cadre d'un débat public.
Il estime que par l'adoption de cette loi, le gouvernement cherche à mettre fin au débat entourant le droit à l'éducation et la hausse des frais de scolarité, mais aussi à stopper «tout mouvement de protestation sociale visant à contester des orientations politiques en toute matière».
(G.B.)
