Selon le dernier rapport du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) Portrait de la qualité des eaux de surface au Québec 1999-2008, on retrouve quelques-uns des cours d’eau les plus pollués dans la région de Lanaudière que l’on pense aux rivières Mascouche, Chaloupe, Bayonne et L’Assomption. Cette situation n’est pas surprenante puisque ces cours d’eau se retrouvent dans des secteurs à forte densité agricole, municipale et industrielle qui contribuent tous à peu près à parts égales à la dégradation des cours d’eau par le phosphore.
Puisque le phosphore est lié aux fines particules de sol, les meilleures méthodes de lutte à ce type de pollution visent à maintenir ces particules dans les champs.
Parmi les actions que peuvent réaliser les producteurs agricoles, le semis direct et les cultures de couverture (engrais vert) permettent de maintenir une couverture végétale ralentissant ainsi le ruissellement de l’eau lors de la fonte des neiges et des pluies abondantes.
On peut aussi viser à implanter des bandes riveraines le plus large possible (entre 3 à 10 mètres sur le talus) de type herbacées, arborescentes ou arbustives (foin, arbres ou arbustes) et des brise-vents en champs.
L’implantation de bassins de sédimentation ou de fossés-avaloirs permet aussi la sédimentation des particules de sol qui auront passé à travers les premières barrières aux champs. Finalement, on peut stabiliser des décrochements en bordure de cours d’eau par l’empierrement ou le génie végétal.
La stabilisation des berges et les bandes riveraines larges permettent aussi d’améliorer les écosystèmes aquatiques et la biodiversité sur le territoire agricole.
Le MAPAQ aide les entreprises agricoles en finançant une partie des services-conseils et les aménagements permettant de réduire la pollution de type diffuse. L’an dernier, ce sont plus de 200 000 $ en services-conseils qui ont été investis et plus de 275 000 $ en travaux qui ont été réalisés dans la région.
Chaque producteur agricole peut appliquer individuellement pour réaliser des travaux, mais trois projets sont actuellement en cours à l’échelle de petit bassin versant. On retrouve un projet dans le bas du Ruisseau Vacher, un dans le secteur des lacs et rivières Maskinongé et Mandeville, un autre dans le secteur de la rivière Chaloupe Nord et un dernier dans le secteur de la rivière Chicot. Chacun de ces bassins versants regroupe de 70 à 90 producteurs qui se mobilisent avec l’aide d’un professionnel pour améliorer leur environnement.
Si vous désirez plus d’informations, vous pouvez consulter le site internet du MDDEP http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/inter.htm ou les sites des organismes de bassins versants de la région :
Organisme des Bassins Versants de la Zone Bayonne : http://www.zonebayonne.com
Conseil des bassins versants des Mille-Îles : http://www.cobamil.ca
AGIR Maskinongé : www.agirmaskinonge.com
Corporation de l’Aménagement de la Rivière L’Assomption : http://www.cara.qc.ca/ Photo
