À titre d’exemple, M. François Belzile, professeur à l’Université Laval, conduit actuellement une recherche visant à isoler des lignées du soya résistantes aux maladies. La culture du soya a connu un essor important au cours des dernières années au Québec. Les travaux de recherche-développement constituent une des assises de cette réussite : ils ont permis de mettre au point de nouvelles variétés adaptées aux diverses régions du Québec. « L’aide reçue facilite grandement l’identification des lignées les plus résistantes, une condition essentielle à la poursuite de la production de soya au Québec », explique le chercheur.
Quant à MM. Jacques-André Rioux et Martin Trépanier, respectivement professeur et professionnel de recherche à l’Université Laval, ils mènent une recherche visant à déterminer les conditions gagnantes de la culture du pissenlit russe au Québec en vue d’offrir une solution de remplacement durable au caoutchouc synthétique et au caoutchouc naturel. Le caoutchouc est une matière utilisée dans plus de 40 000 produits de consommation courante, qui vont des pneus de véhicules au matériel médical en passant par les vêtements et les composantes électriques. Deux types de caoutchouc sont actuellement produits : le naturel, issu de la sève de l’Hevea brasiliensis, et le synthétique, fait à base de pétrole.
« Le climat propice du Québec et la disponibilité des terres cultivables pourraient faire de notre province un chef de file dans la production de ce nouveau caoutchouc », s’enthousiasme M. Trépanier. La racine de pissenlit contient une part de caoutchouc représentant jusqu’à 10 % de son poids. Le potentiel de cette plante est d’autant plus intéressant que la nouvelle substance permettra aux personnes allergiques au latex de disposer de produits de rechange.
Le PSIA a pour objet d’appuyer la réalisation de projets de recherche appliquée, de développement expérimental ou d'adaptation technologique. Les projets financés contribuent, au développement économique et régional, à la sécurité des aliments, à la santé animale ou à la protection de l'environnement.
Rappelons que les gouvernements du Canada et du Québec ont conclu l’accord bilatéral Cultivons l'avenir, pour lequel ils ont accordé un financement de 192 millions de dollars sur une période de cinq ans. Cet accord d’importance vise à soutenir la croissance et à assurer une plus grande prospérité du secteur québécois de l'agriculture et de l'agroalimentaire.
Pour tout renseignement sur Cultivons l’avenir, on peut consulter la page portant sur cette initiative fédérale-provinciale dans le site Internet du MAPAQ www.mapaq.gouv.qc.ca/cultivonslavenir
