C'est à cette occasion que le règlement sur les districts électoraux a été adopté majoritairement (le conseiller Robert Pellerin a manifesté son désaccord), suite à un avis de motion donné aussi en séance extraordinaire, deux jours plus tôt. On procède de la sorte en raison du court délai. Le processus municipal doit être terminé avant le 1er juin.
Cheminement
La publication d'un nouvel avis public dans un journal est la prochaine étape.
Comportant quelque 150 signatures, la pétition demandant de réduire de huit à six le nombre de conseillers pourra alors être soumise dans les 15 jours.
Cette mécanique irrite l'homme d'affaires Jean-Guy Boisvert, président du comité. Il était assuré qu'il pouvait présenter son document, mercredi dernier.
«Que les contribuables se prononcent pendant ou après la publication du règlement qui a été adopté, la démarche des contribuables doit être respectée par le conseil. Le règlement, lui, ayant été voté», a-t-il fait savoir après la rencontre.
Une économie récurrente (environ 35,000$) est une des raisons invoquées pour diminuer le nombre de chaises à la table du conseil municipal. M. Boisvert juge que les initiatives, aussi petites soient-elles, pour enlever de la pression sur le compte de taxes sont les bienvenues.
Le fait que Lavaltrie est l'une des quatre municipalités de moins de 14,000 habitants, parmi les 1,040 de cette catégorie au Québec, à avoir plus de six conseillers est un autre élément mentionné.
Si la pétition est effectivement présentée et contient au moins 100 noms d'électeurs lavaltrois, la municipalité devra tenir une assemblée publique lors de laquelle les gens pourront faire valoir leur point de vue. Cela pourra se faire verbalement ou par écrit.
La municipalité choisira ensuite de maintenir sa position ou de la modifier.
Si chaque partie ne change pas d'idée, un nouveau volet sera amorcé. La commission de la représentation électorale (organisme provincial) décidera, en bout de ligne.

