C'est quelque chose de primordial pour le maintien de leur autonomie, suivant ce qu'évoque le député André Villeneuve à l'issue de deux tournées thématiques (municipalités, occupation dynamique du territoire) qu'il a effectuées dans son comté, d'avril 2009 à juin dernier.
Éléments
Le financement apparaît comme un défi pour les municipalités. Dans certains cas, 80% de leurs entrées d'argent proviennent de la taxe foncière.
Au plan des infrastructures, les municipalités se plaignent que les réponses à leurs demandes à divers programmes prennent beaucoup trop de temps à arriver. «… d'autant plus que plusieurs de ces programmes ont une durée de vie limitée et comportent trop souvent l'exigence que les travaux soient effectués dans des délais relativement courts», écrit le député de Berthier.
M. Villeneuve évalue que ce qu'il qualifie de principe de subsidiarité (le bon programme pour le bon besoin) ainsi que la reconnaissance de l'autonomie municipale et régionale par le gouvernement du Québec permettraient aux élus d'optimiser l'ensemble des moyens et des ressources disponibles.
En matière de santé, plusieurs intervenants ont constaté une certaine dégradation des services, et ce sur la majeure partie du territoire. On s'inquiète du développement d'un système de santé à deux vitesses, jugé inéquitable. Le manque de médecins et la diminution constante de ressources dans certaines parties du territoire sont mentionnés.
Du côté des organismes d'entraide, bien que fiers des services qu'ils offrent, ceux-ci estiment qu'ils sont loin de combler tous les besoins. Notamment par manque de ressources. «Leurs sources de financement sont modestes et souvent hors d'atteinte», écrit M. Villeneuve.
Les activités de financement font souvent la différence entre la fin ou la continuité d'un service.
Tout cela l'amène à affirmer que Québec doit maintenant faire un pas de plus en terme de décentralisation envers les communautés. Il croit qu'elles sont les mieux placées pour apporter les solutions à certains problèmes qui les touchent spécifiquement et pour réaliser leurs ambitions et leurs rêves.
«Ces moyens existent mais les communautés doivent y avoir accès», déclare-t-il.

