Ils évaluent que, mieux documenté, l'État pourrait lutter plus efficacement contre la pauvreté et l'exclusion sociale.
Urgence
«Chaque jour, encore trop de Québécoises et de Québécois souffrent des effets de la pauvreté et de l'exclusion sociale», estiment Nicolas Marceau (Rousseau), Scott McKay (L'Assomption), Mathieu Traversy (Terrebonne), Véronique Hivon (Joliette), Guillaume Tremblay (Masson) et André Villeneuve (Berthier), membres de l'aile parlementaire du Parti Québécois de Lanaudière.
Selon eux, les décisions prises au cours des dernières années par le gouvernement, comme les multiples hausses de tarif d'électricité ou la taxe-santé de 200$, n'ont rien pour améliorer le sort des plus démunis. «Près de 10 ans après l'adoption de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, il est temps de faire le point», maintiennent-ils.
Utilisant les chiffres du centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion rattaché au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ils mettent en lumière que l'écart se creuse encore plus entre les riches et les pauvres.
Le quintile le plus pauvre affichait un revenu de 14,800$ en 2009 alors que celui le plus riche était de 69,200$, soit 4,7 fois plus élevé. En 1990, on parlait d'une somme de 12,200$ comparativement à un montant de 52,900$, un écart de 4,3.
«Voilà un signe évident que la situation se détériore», disent-ils.
À leur avis, le gouvernement Libéral mesure mal les répercussions de ses décisions sur les plus démunis.
«Il est temps qu'il enlève ses lunettes roses et constate la réalité. L'achalandage grandissant des banques alimentaires de notre territoire démontre bien que le nombre de citoyens en situation de pauvreté est plus grand aujourd'hui qu'il y a 10 ans», lancent-ils.

