«Compte tenu que le gouvernement Harper est sur le point de refermer l'étau quant aux critères d'admissibilité à l'assurance-emploi, il devient urgent de nous donner tout le pouvoir d'intervenir pour éviter que cela se fasse», maintient le député de Berthier.
Argumentation
M. Villeneuve souligne qu'on sait déjà que nombre de travailleurs paient des cotisations et ne sont même pas admissibles à l'assurance-emploi.
«Déjà, des travailleurs saisonniers, des jeunes et des femmes sont laissés pour compte et avec les nouvelles modalités que s'apprêtent à mettre en place les Conservateurs, à Ottawa, les travailleurs seront plus nombreux à ne pouvoir se prévaloir de ce régime», fait-il valoir.
M. Villeneuve juge qu'il faut faire en sorte que ce programme soit conforme aux besoins des gens d'ici et qu'il réponde à notre contexte économique. «… et c'est pour ces raisons qu'il faut créer un régime exclusivement québécois», explique-t-il.
Il faut, à ses yeux, un programme d'assurance-emploi à la mesure des besoins propres des chômeurs et des entreprises du Québec. Particulièrement celles qui sont ancrées dans les régions-ressource et qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser une main-d'œuvre saisonnière.
«Ce que nous visons, c'est une véritable assurance pour les salariés qui apporterait une solution à la pénurie de main-d'œuvre spécialisée et viserait une réduction à long terme des taux de cotisation des employeurs et des employés», précise-t-il.
Un des principaux problèmes du système actuel est le dédoublement de coûts administratifs puisqu'il est administré par deux ordres de gouvernement. Coupler les services de fonctionnement d'Emploi-Québec et ceux du programme d'assurance-emploi ferait, à son avis, économiser des millions de dollars qui serviraient à payer les prestations ou à réduire les cotisations.
Du coup, cela permettrait de mieux arrimer la formation des travailleurs et les besoins des entreprises.

