Il tire à boulets rouges sur les deux groupes en faisant un survol de la dernière session parlementaire. Il juge que des élections sont plus que jamais nécessaires.
Argumentation
Reprenant les propos de son chef François Legault, il mentionne que le Parti Libéral de Jean Charest a montré autant de leadership et de vision que le commandant du Titanic en laissant traîner le conflit étudiant pour des fins de communication politique.
Quant au Parti Québécois, à son avis, il a jeté de l'huile sur le feu depuis quatre mois en ne dénonçant que du bout des lèvres le non-respect des injonctions et en changeant de position à plusieurs reprises sur la hausse des droits de scolarité.
M. Benjamin rappelle que la Coalition Avenir Québec, en mars dernier, a la première proposé que le crédit d'impôt pour frais de scolarité soit utilisé pour implanter un système de remboursement proportionnel au revenu des prêts étudiants, de même que pour bonifier l'aide financière aux études pour les étudiants issu de familles de la classe moyenne.
Renvoyant dos à dos Libéraux et Péquistes, il estime que sa formation politique a été la seule à avoir fait montre de pragmatisme, de nuance et de responsabilité dans le dossier étudiant et à agir pour relancer le Québec, tant sur le plan de l'éducation, l'éthique et l'économie.
Par ailleurs, il souligne que la session parlementaire qui prend fin a été marquée par de sévères blâmes du Vérificateur général envers des ministres Libéraux.
«Nos députés ont exigé des comptes du gouvernement concernant le laxisme dans la gestion des CHSLD et, plus récemment, ils ont dénoncé la gestion arbitraire faite par le cabinet politique de Michelle Courchesne dans l'octroi des subventions pour des installations sportives», précise M. Benjamin.
«C'est assez rare en politique qu'en une seule année la même ministre soit blâmée deux fois par le Vérificateur général pour des interventions de son cabinet politique dans le choix des projets avant même l'analyse neutre et impartiale du ministère», insiste-t-il.
Affirmant que le Québec vit une crise de confiance et que Jean Charest n'est plus l'homme de la situation, il réclame des élections pour l'automne.

