«Le développement du Plan Nord, c'est notre ouest canadien. Ce n'est pas pour tout le monde mais plusieurs Lanaudois pourraient en bénéficier en autant qu'ils aient le bon diplôme en poche.»
Directeur du Centre multiservice des Samares, Richard Desjardins est un visionnaire qui a d'abord fait sa marque dans le réseau des Carrefours Jeunesse-Emploi. Son objectif : la réussite des élèves, pour des emplois professionnels qui leur seront bénéfiques ainsi qu'à leur région d'adoption.
Dans Lanaudière, dit-il, les professions les plus en demande ces temps-ci sont dans le domaine de la santé. Celles-ci se déclinent en quatre diplômes d'études professionnelles (DEP) soit assistance à la personne en établissement de santé, assistance à la personne à domicile, santé, assistance et soins infirmiers et assistance technique en pharmacie.
La construction domiciliaire connait aussi des sommets sans précédents. Pas surprenant alors que le DEP en charpenterie-menuiserie bat des records : 150 demandes pour les 22 places disponibles à Berthierville. «Les candidats retenus ont tous complétés leur cinquième secondaire. Leur présence en classe frise les 99 %, le taux de placement: 100 %», souligne fièrement Richard Desjardins.
Dans la même veine, le Centre multiservice des Samares propose des DEP en peinture en bâtiment et pose de systèmes intérieurs. Un autre cours qui fonctionne très bien, c'est le DEP transport par camion qui s'est concrétisé ici, à raison de 30 élèves par année, avec les enseignants et le matériel roulant du Centre de formation du transport routier de Saint-Jérôme.
Les volets coiffure et soins esthétique sont aussi populaires que contingenté. En clair, le nombre de places disponibles est quatre fois moindre que le nombre d'intéressées.
La situation est plus équilibrée pour les DEP cuisine, pâtisserie de restaurant et service de restauration où le taux de placement est excellent.
Par ailleurs, une centaine d'élèves s'inscrivent chaque année en mécanique auto. Tout comme en carrosserie, le taux de placement est excellent.
En mécanique agricole, le recrutement est plus difficile. «Pourtant, souligne Richard Desjardins, les employeurs courent après nos diplômés.»
La même situation prévaut, hélas, pour techniques d'usinage, soudage montage et boucherie de détail.
La porte d'entrée au secteur professionnel, c'est souvent après une troisième secondaire, un quatrième secondaire dans le domaine de la santé. Les salaires sont intéressants, tout comme les opportunités de réaliser ses rêves, à court terme, dans son milieu. Pour résumer Richard Desjardins, le professionnel doit être perçu comme une option sensée, réfléchie, plutôt que le dernier choix.

