Selon ces citoyens «victimes» de ces gros oiseaux blancs et gris, qui «piaulent» à qui mieux mieux et qui laissent leurs fientes partout sur les propriétés, la vie leur est très désagréable. «Durant la belle saison, il nous est impossible de manger à l'extérieur», nous disent des gens qui en ont ras-le-bol de ces intrus à plumes. Certains résidants doivent même fermer leurs fenêtres pour ne pas entendre le «concert vocable» des bandes de goélands... Une chance qu'ils possèdent la climatisation!
Or, voilà que le site de repos et de nidification des goélands se situe sur l'île de Lavaltrie, située en face du quai municipal.
Après toutes ces constatations, des citoyens «terrorisés» par les gros oiseaux ont pris les choses en main, en demandant l'aide des autorités municipales, notamment de leur conseillère, madame Michèle Dawe. C'est ainsi qu'une réunion d'information s'est tenue le jeudi 15 mars dernier, à la salle communautaire du 49, chemin Lavaltrie. Une brochette d'experts en la matière assistaient à l'assemblée à titre de conférenciers pour trouver une solution aux problèmes des goélands qui «terrorisent» des riverains du fleuve St-Laurent. On retrouvait, outre madame Dawe, madame Émilie Chalifour du Comité ZIP des Seigneuries (dont le siège social se trouve à St-Sulpice), M. Pierre Brousseau du ministère de l'Environnement du Canada (service canadien de la faune) et M. Jean-François Giroux de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Les experts ont tour à tour élaboré sur la problématique de nos «terroristes» volants.
Voilà qu'à la fin du mois de mars, 4 renards bien dodus ont été introduits sur l'île de Lavaltrie. Comme on le sait, les renards raffolent des œufs d'oiseaux, or, en cette période de nidification, ces petits canidés pourront en bouffer une grande quantité, ce qui pourrait permettre en partie de contrôler le nombre de goélands résidant sur l'île de Lavaltrie.
Pour le bénéfice de nos lecteurs, voici ce que dit le Comité ZIP des Seigneuries au sujet du Goéland à bec cerclé :
Le Goéland à bec cerclé : un opportuniste sur les traces de l'Homme«La population de Goéland à bec cerclé nichant en milieux urbain et périurbain a augmenté dans la seconde moitié du 20e siècle avant de se stabiliser, voire même de décliner dans les dernières années. Cette hausse découle principalement d'une plus grande disponibilité des ressources alimentaires et des sites de nidification, survenue grâce à diverses interventions de l'Homme. Bien que cet oiseau nous rend de précieux services, notamment en contrôlant certaines populations d'insectes, son grand nombre ainsi que sa proximité entraîne parfois quelques problèmes de cohabitation.»

