• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (1)
  •  

Par chance que la stupidité ne tue pas!

Raymond Gravel Photo archives

Raymond Gravel

Publié le 17 Février 2012
L'Action
Publié le 17 Février 2012

Lettre ouverte

Comme le disait Michel Désautels à son émission en après-midi à Radio Canada : « Je ne pensais pas vivre assez vieux pour voir ça! », censurer la chanson d’Édith Piaf, « l’hymne à l’amour », par un professeur de musique, avec l’appui de ses collègues et de la commission scolaire, tout simplement parce que le mot « Dieu » apparaît, est non seulement déprimant, mais décevant.

Sujets :
école du Québec , Église catholique , Québec , Diocèse de Joliette

Et pire encore, le communiqué de la députée péquiste d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier qui donne raison à la commission scolaire, à son président Denis Rajotte et à son directeur général, Alain Laberge, qui justifient leur décision par l’absence de directives claires de la part du gouvernement, sur tout ce qui entoure les accommodements raisonnables. Et dire que tous ces gens sont en autorité! C’est pitoyable!

Faut-il légiférer et baliser le « gros bon sens »? En quoi cette phrase de la chanson : « Dieu réunit ceux qui s’aiment », remet-elle en question la laïcité au Québec? Est-il nécessaire pour un prof de musique d’avoir une maîtrise en théologie pour expliquer à des jeunes de 10 et 11 ans, ce que signifie cette phrase dans une œuvre classique qui appartient au répertoire francophone? Si nous sommes devenus incapables de dire le mot « Dieu » ou celui de « Jésus » dans une école du Québec, nous avons là un grave problème : il faudrait aussi censurer les jurons et les sacres qu’on entend un peu partout et même dans nos cours d’école.

Je veux bien croire que ce prof de musique est très apprécié de ses élèves, mais son manque de jugement est alarmant. Ce pauvre prof doit avoir de la difficulté à dire à ses élèves le nom de leur école, puisqu’il s’agit de Saint-Gabriel-Lalemant. Il ne faudrait pas qu’un élève ose lui demander qui était ce Gabriel Lalemant, ce religieux Jésuite qui a été décapité par les Iroquois, au début de la colonie, puisque, selon le président de la commission scolaire, plusieurs éducateurs marchent sur des œufs lorsque confrontés à ces questions. Par chance que la stupidité ne tue pas!

Et le plus cocasse de toute cette histoire, c’est l’interdit entourant une chanson d’Édith Piaf, parce que trop religieuse, cette grande dame qui n’était pas prisée par l’Église catholique de son temps, à cause de sa vie plutôt libérale et tumultueuse. C’est là l’ironie de l’histoire!

Raymond Gravel ptre

Diocèse de Joliette

Directeur spirituel des pompiers et des policiers.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Gislaine Borduas
    - 17 Février 2012 à 23:09:29

    J'entend régulièrement des gens, souvent des jeunes, nommer les outils des églises catholiques comme p.ex: H-----, C------, T---------..... Je trouve votre texte très approprier et j'espère que les profs vont ouvrir leurs yeux et réagir positivement devant cette absurdité. G.B.

    Commentez

Commentez

Commentez (Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
loading...

Derniers avis de décès

Voir tous les avis de décès dans L'Action d'Autray

Trouvez un avis de décès

Trouvez un avis de décès

Publicité