Les collisions avec des bateaux constituent la principale cause de mortalité de cette espèce. Au large de Boston, un sanctuaire voué à la sauvegarde de ces cétacés en voie de disparition a même été délimité. Depuis peu, les marins qui s’y aventurent peuvent télécharger une application pour iPhone et iPad qui les informe de la vitesse de navigation permise dans chaque zone et de la position (pratiquement en temps réel) des baleines noires repérées par des bouées acoustiques. Si le navire doit traverser une zone où des cétacés sont présents, Whale Alert recommande au capitaine la route présentant les plus faibles risques de collision.
Combien de sons dans cette photo?(Agence Science-Presse) – Si une image vaut 1000 mots, un son vaut... 1000 images. Avec une photo d’une forêt par exemple, il demeure toujours possible de choisir l’angle qui cachera les coupes à blanc. Mais les sons, eux, ne mentiront pas : ils nous diront sans erreur possible ce qu’il en est de la faune locale. C’est la raison d’être du projet Wild Sanctuary, qui regroupe pour l’instant 3500 heures d’enregistrements sonores du monde naturel — un ensemble qui continue de grossir. Son créateur, le musicien Bernie Krause, résume ses idées dans un livre intitulé, assez opportunément, The Great Animal Orchestra.
La mer d’Aral, prise deux(Agence Science-Presse) – Comme si le Mali n’avait pas assez de problèmes, le voilà menacé d’une catastrophe écologique qui, si la main de l’homme a le dernier mot, pourrait conduire à un événement semblable à la disparition de la mer d’Aral, en Russie. Deux grands barrages en amont du fleuve Niger, dont la construction doit s’achever en 2015, ont pour but d’irriguer les terres agricoles voisines. Un troisième barrage — pour l’instant en projet — sur le même fleuve, dans l’État voisin de la Guinée, servirait à alimenter la région en électricité. Or, le résultat combiné de ces grands travaux pourrait être un assèchement du delta du fleuve, un des plus grands territoires humides du monde, et ce en quelques années seulement, selon une estimation réalisée sous l’égide d’un groupe de conservation, Wetlands International.

