Pour chaque volume vendu par le Berthelais, au coût de 18 $, deux dollars sont remis à chacun de ces deux organismes.
«Si je donne ce que j'ai, ce n'est pas parce que je suis riche, c'est parce que je veux partager», dit-il.
M. Veillet explique que «L'invention du Clown», un écrit d'une trentaine de pages, était d'abord destiné à des jeunes qui préparaient une pièce de théâtre, à l'école secondaire des Montagnes, à Saint-Michel-des-Saints. Après qu'une enseignante, Josée Gagnon, ait aussi lu le livre, il a été invité à rencontrer un groupe d'élèves. Leur interprétation du récit l'a surpris. «Ils ont dit que ça parlait d'autres choses, que ça parlait d'espoir», se souvient-il.
Plusieurs autres personnes lui ont fait ce commentaire, si bien que Jean-Pierre Veillet a décidé d'utiliser son texte pour faire le bien.
En début d'année, l'auteur a perdu son oncle. Rogatien Veillet est décédé d'un cancer généralisé. À cette même période, il a fait la rencontre de Linda Pépin. Cette femme atteinte d'un cancer des os l'a impressionné par son dynamisme. C'est ainsi que lui est venue l'idée de s'unir au Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer. «Un don, ça aide la recherche et ça donne de l'énergie aux gens malades», fait-il valoir.
Il a entamé, pratiquement au même moment, des démarches auprès de la Société Parkinson du Québec. Son frère, Gilles Veillet, vit avec cette maladie depuis plus de dix ans. «Récemment, il a subi une deuxième opération au cerveau. Il risquait de perdre la vie sur la table d'opération, mais ce qui lui restait, c'était l'espoir.»
Les deux organisations ont accepté son projet de financement. Le volume «L'invention du Clown» est distribué dans plusieurs librairies, mais la remise de dons se fait uniquement par les ouvrages vendus par le Berthelais lui-même. Pour s'en procurer un: 450 836-2110 ou maxtom@bell.net.
Jean-Pierre Veillet songe déjà à aller en réimpression. «C'est la propagation du partage et de l'espoir», soutient-il.

