Il a demandé à 24 sujets de repérer un objet parmi une vingtaine d’images. Le premier groupe devait garder le silence et le second devait répéter tout haut le nom de l’objet. Les participants ont mis en moyenne 1,2 à 2 secondes à y parvenir, ceux du deuxième groupe nécessitant de 50 à 100 millisecondes de moins. La deuxième expérience consistait à localiser un produit sur les rayons d’un supermarché virtuel. Les résultats ont montré que soliloquer est bénéfique pour trouver un item dont la forme et la couleur sont bien connues (ex. : une banane), mais que cela nuit lorsqu’il s’agit d’un produit dont l’aspect est inconnu (ex. : désodorisant de marque spécifique). Comment cela s’explique-t-il? Selon les chercheurs, prononcer le nom d’un objet familier préparerait le cerveau à le retrouver. Si soliloquer est utile, pourquoi s’en priver?
Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai ce que tu achètes(Agence Science-Presse) — Votre téléphone ou votre ordinateur prennent des décisions pour vous. Jusqu’où souhaitez-vous aller? Dans un dossier récent, le New Scientist rappelait que, par exemple, un tiers des acheteurs américains dans un magasin utilisent désormais leur téléphone pour obtenir de l’information sur un produit. Et il y a longtemps que les Amazon et Netflix vous font des recommandations en fonction de vos achats précédents. Ça ne peut que s’amplifier : il sera très facile à Google ou Facebook de vous conseiller des achats, des sorties des restaurants, en fonction des choix de vos amis (ou de ce qui a obtenu le plus grand nombre de « j’aime »). À partir de quel seuil, demandent des sociologues et philosophes, cédons-nous notre libre arbitre à ses « assistants personnels »?

