Les infections transmissibles sexuellement font des ravages chez les jeunes. Malgré tout, plusieurs négligent de passer des tests de dépistage. C’est pourquoi des médecins américains ont élaboré un questionnaire informatisé visant à déterminer la nécessité de se soumettre à des tests de dépistage pour la gonorrhée et la chlamydia. Plus de 450 sujets âgés de 15 à 21 ans ont rempli le questionnaire et, sur la base de leurs réponses, près de la moitié ont été invités à passer des tests de dépistage pour les deux ITS. Environ 20 % des sujets ayant subi les tests ont dû être traités au moyen d’antibiotiques. Cette initiative a remporté un vif succès, puisque 91 % des répondants se sont montrés satisfaits, jugeant le questionnaire facile et rapide à compléter (8 minutes en moyenne). De plus, 71 % des sujets ont dit préférer remplir ce formulaire informatisé plutôt que répondre aux questions d’une infirmière ou d’un médecin. Plusieurs jeunes n’ont toutefois pas suivi la recommandation de subir des tests de dépistage, comme quoi, le questionnaire ne règle pas tout.
Les habitants de l’île de plastique(Agence Science-Presse) – Il y a un insecte pour qui « l’île de plastique » dans le Pacifique est une excellente nouvelle. En fait, ce minuscule insecte (Halobathes sericeus) qui vit sur l’eau, et essentiellement dans le Pacifique, a trouvé dans cette multiplication de déchets (dont la majorité fait moins de 5 millimètres) autant d’endroits où pondre ses œufs. Avec pour résultat que sa population s’est accrue, selon Miriam Goldstein et ses collègues de l’Institut Scripps d’océanographie, en Californie. Il est toutefois difficile de prouver hors de tout doute que cette croissance démographique est bel et bien causée par la multiplication par deux des petits déchets de plastique entre 1972 et 2010. Mais il est indéniable que ces îles de plastique créent un « habitat » auquel personne n’avait pensé (Biology Letters).
Égypte : des mines menacent des œuvres d’art(Agence Science-Presse) – S’il n’est pas facile de s’entendre en ce moment au Québec sur les endroits où il conviendrait de faire de l’exploitation minière, on peut imaginer le problème en Égypte, où en plus des pyramides, on découvre des peintures préhistoriques. La revue Nature Middle East s’inquiète dans son édition de mai que les activités minières dans la région d’Assouan, dans le sud du pays, ne mettent en danger ces œuvres. Elles sont âgées de 15 000 ans, ce qui en fait les plus vieilles de toutes les créations artistiques connues en Afrique du Nord, et elles sont aussi variées que les dessins de la grotte de Lascaux, en France. Découvertes en 2006 lors de fouilles en vue de l’ouverture d’une mine d’argile, elles sont plus d’une centaine, et représentent surtout des animaux.

