Pour déterminer la technique la plus efficace, des chercheurs de l’Université John Hopkins ont effectué des tests poussés d’hydrodynamisme. À partir d’enregistrements vidéos, ils ont créé des animations informatiques et simulé l’écoulement de l’eau autour des nageurs. Ces simulations, qui ont exigé des milliers d’heures de travail, ont prouvé que la technique classique peut être 20 % plus efficace que l’autre. Voilà qui peut faire la différence entre gagner une médaille et rentrer bredouille… Est-ce à dire que tous les nageurs devraient pratiquer le crawl classique? Non, rétorquent les spécialistes, car certains athlètes maîtrisent extrêmement bien la technique « en hélice ». Bref, quand vient le temps de prédire les vainqueurs, il ne faut pas se fier à 100 % à l’analyse scientifique.
La musique pour s’éveiller du coma?(Agence Science-Presse) — De temps à autre, des médecins rapportent des cas de patients comateux ayant repris conscience après avoir écouté de la musique familière. Plutôt que de crier au miracle, Fabien Perrin et son équipe ont tenté d’expliquer le phénomène scientifiquement. Ils ont fait écouter à des sujets comateux de la musique qu’ils connaissaient, avant de leur faire entendre une série de prénoms, y compris le leur. (Une étude antérieure a démontré que le cerveau des patients comateux réagit lorsque ceux-ci entendent leur prénom). Au lieu de musique, l’autre groupe a entendu une série de sons. En analysant l’électroencéphalogramme des sujets, les chercheurs ont constaté que le cerveau du premier groupe réagissait presque aussi fortement à leur prénom que le groupe-témoin composé de sujets en santé. Selon Perrin, lorsqu’un patient en état végétatif entend une pièce musicale qu’il apprécie, cela provoque chez lui une émotion positive susceptible de réactiver ses fonctions mentales. Récemment, les journaux ont rapporté deux cas étonnants. En Angleterre, une fillette de sept ans est sortie du coma pendant que sa mère lui fredonnait une de ses chansons favorites. Quant à Robin Gibb (ex-chanteur du groupe les Bee Gees), il a émergé du coma pendant que sa famille chantait un de ses airs préférés. L’histoire ne précise pas s’il s’agissait de « Stayin’ Alive », un des grands succès des Bee Gees…
Un gros cerveau est-il gage d’intelligence?(Agence Science-Presse) — Oui, selon une étude menée à l’Université d’Uppsala (Suède)… du moins chez le guppy, un poisson tropical. Après avoir créé deux lignées de guppys à gros et à petit cerveau, les chercheurs ont constaté que les poissons dotés d’un cerveau plus volumineux réussissaient mieux un test d’intelligence (de calcul, plus exactement!) que les autres. En quoi consistait ce test? Les poissons ont été entraînés à dénicher de la nourriture à proximité de cartes portant deux ou quatre symboles. De plus, les chercheurs ont testé l’hypothèse voulant que les individus dotés d’un gros cerveau possèdent de plus petits intestins et soient moins prolifiques. Encore une fois, cela s’est vérifié chez le guppy. Il semble donc y avoir un prix à payer pour avoir un gros cerveau!

