L'impact qu'il a eu sur le monde québécois et canadien de la course automobile a été mis en lumière. Des anecdotes tirant les larmes aux yeux, d'autres amusantes, ont été évoquées après la présentation de trois des segments (carrière, témoignages de son frère Jacques puis de Gaétan Giroux) du DVD. Une visite du musée en fait aussi partie.
Touchant
La simplicité du coureur berthelais est un autre aspect qui a été mentionné.
«Gilles a marqué toute une population, en plus du monde de la course. Oui, c'est triste, le décès de Gilles. Mais il s'est passé des choses après. L'héritage de Gilles s'est perpétué», a dit Alain Bellehumeur, directeur général de l'établissement berthelais avant de rappeler des souvenirs de l'époque où il était journaliste, au début des années '80, pour ce qui est maintenant L'Action d'Autray.
L'ouverture avec laquelle le champion berthelais l'a accueilli et a répondu à ses questions sur sa carrière et la F1 ont laissé une trace indélébile dans sa mémoire. Il a enchainé avec la chaleur humaine dont Gilles a fait montre lors d'une activité du comité "Berthier-Villeneuve". Ayant dit à son arrivée qu'il n'accordait que cinq minutes, il a finalement passé plus de deux heures sur place en compagnie de plus d'une centaine de personnes.
«C'est ça, le vrai Gilles Villeneuve», a-t-il dit.
«Gilles nous a donné des lettres de noblesse», a mentionné Bernard Grégoire, maire de Berthierville. Il a parlé de l'impact touristique et du travail qu'effectue le musée (des visiteurs d'une trentaine de pays, chaque année).
«Séville m'a dit, les larmes aux yeux, "J'espère que quelqu'un va lui écrire une chanson"», a déclaré Jean-Pierre Ferland en rappelant que le père de Gilles était son accordeur de piano. Il s'est rendu chez le chanteur de Saint-Norbert une semaine après le décès de Gilles. La chanson "Un gentilhomme et un champion" sert de thème au DVD. M. Ferland en a cédé les droits au musée berthelais.
«J'en ai des frissons. J'ai Gilles dans la tête à la journée longue. J'ai réagi six mois après le décès de Gilles. J'ai braillé une journée de temps. Je pense tout le temps à Gilles. J'ai perdu mon plus grand chum», a dit Jacques Villeneuve. Il a terminé ses propos des trémolos dans la voix.
Gaétan Giroux n'a pu s'adresser aux gens. Les émotions étaient trop fortes.
«Le Grand Prix du Canada ne serait pas à Montréal si Gilles Villeneuve n'avait pas couru en F1», a affirmé François Dumontier (président du Grand Prix du Canada). Il avait 15 ans lors du décès du Berthelais. L'ampleur de l'impact des funérailles l'a marqué. C'est à compter de ce moment que s'est développé sa passion pour le sport automobile.
Sans vouloir en révélé la teneur, il a précisé qu'une cérémonie spéciale aura lieu lors du prochain Grand Prix du Canada pour commémorer le 30e anniversaire du décès de Gilles Villeneuve.
Alain Bellehumeur a terminé la rencontre en évoquant que quelque chose de spécial se prépare pour les prochains mois en Italie pour souligner le lien de Gilles avec les Italiens.

