On parle de nouveau des pitbulls au conseil municipal de Lavaltrie

Dépôt d'une pétition


Publié le 11 mars 2017

Josée Lachapelle s'est faite la porte-parole du groupe.

©TC Media - Pierre Bellemare

MUNICIPAL. Des citoyens réclament l'abolition du règlement interdisant les pitbulls à Lavaltrie. Une pétition comportant quelque 680 signatures a été déposée lors de la séance ordinaire du 6 mars dernier.

Le geste s'est effectué au début de la période de questions qui a duré une trentaine de minutes. Une vingtaine de citoyens soutenant cette démarche étaient présents pour accompagner la porte-parole, Josée Lachapelle.

Échange

Différents aspects ont été abordés au cours de l'échange.

«Il n'y a pas eu d'incident particulier», a rappelé le conseiller Pascal Tremblay. Il a précisé que plus de mordant a été donné au règlement initial (2001) après que des citoyens d'une rue se soient présentés à une rencontre pour faire part qu'ils étaient terrorisés. L'un d'eux se promenait avec un couteau sur lui pour se défendre si trois chiens en liberté l'attaquaient.

«On s'est donné des balises plus sévères pour intervenir», a-t-il dit, notant que la règlementation initiale n'était pas facilement applicable.

Mme Lachapelle a demandé si des cas de morsures ou d'attaques avaient été dénombrés depuis l'entrée en vigueur du règlement. Le conseiller Denis Moreau a parlé des événements des dernières années au Québec. Dont la mort d'une dame, à Montréal.

«On peut interagir avant que ça nous arrive», a-t-il dit.

«C'est oui partout», a répondu le maire Jean-Claude Gravel après que Mme Lachapelle ait demandé si l'adoption du règlement avait été effectuée en étant bien renseigné sur les pitbulls, en ayant pesé le pour et le contre et en ayant voté de bonne foi.

Au cours des échanges, ce dernier a fait valoir que le dossier demeurera au stade actuel parce qu'il chemine devant le Tribunal. Il est en route vers la Cour d'appel après des gains de Lavaltrie en Cour municipale et en Cour du Québec.

Il a mis fin aux discussions pour cette raison. «Je regrette, le dossier est en cour», a-t-il dit.