Le grand ménage commence

Rue Des Chalets, Île Dupas


Publié le 18 mai 2017

Le plancher de la salle à manger de Donald Poirier a été envahi par environ six pouces d'eau.

©TC Media - Pierre Bellemare

INONDATIONS. La lente baisse du niveau du fleuve Saint-Laurent signifie le début des travaux de nettoyage des résidences de la rue Des Chalets touchées par la crue des eaux des dernières semaines. Certains propriétaires ont sorti marteaux, scies, vadrouilles et produits désinfectants. D'autres le feront sous peu.

Au total, 14 unités d'habitation sont concernées. Dix sont des résidences permanentes. Un couple est propriétaire de sa maison depuis un an seulement. L'expérience a été particulière.

Survol

Donald Poirier habite en permanence depuis 2001 la rue Des Chalets avec sa conjointe. Ils sont toutefois propriétaires depuis 1996.

Vivant auparavant dans la métropole, ils sont tombés en amour avec le secteur après que M. Poirier s'y soit rendu pour y acheter des faisans. «On a toujours aimé l'eau», raconte-t-il.

Les terrains sont jonchés de nombreux débris.
TC Media - Pierre Bellemare

Il se souvient que la crue des eaux a été plus importante en 1998. Elle a toutefois duré environ deux semaines. Cette fois-ci, ce fut passablement plus long.

La partie basse de sa résidence, où la salle à manger est installée, a été atteinte. Environ six pouces d'eau ont recouvert le plancher. Le couple avait pris la peine de tout enlever (réfrigérateur et autres appareils, etc.) avant la crue des eaux.

Un blitz familial doit permettre de compléter les travaux de réparation.

Deux pieds plus élevée, l'autre portion de la maison n'a pas subi de dégâts.

Il lève son chapeau devant le travail des pompiers du service de sécurité-incendie de la MRC de D'Autray et des policiers de la Sûreté du Québec. «Ça, c'était le top», affirme-t-il.

La rue Des Chalets a été envahie par l'eau.
TC Media - Pierre Bellemare

Son voisin, Martin Poirier (pas de lien de parenté), vit sur la rue Des Chalets depuis 2000. Son sous-sol, qui lui sert d'endroit de rangement, a été touché. Il a eu le temps de sortir sa moto. «C'est mon garage», dit-il.

Il raconte la fatigue qui l'a assailli au fil des jours. «Tu vois ça pire que c'est», explique-t-il au sujet de l'impact que cela représente. Notamment, lorsqu'ils se sont fait dire que le niveau d'eau grimperait de trois pieds. «Je suis revenu chez moi, j'avais la chienne», raconte-t-il.

Trois pompes sont en fonction chez lui.

Lui aussi aura le coup de main de membres de sa famille pour le nettoyage et les réparations.

Michel Cousineau disposait de quatre pompes à la résidence qu'il habite avec sa conjointe, Jeannette Plourde. Ils sont propriétaires depuis 1994 et y résident en permanence depuis 2001.

Le couple a réussi à éviter le pire, bien que le sous-sol se soit rempli d'eau. Ils ont eu le temps de sortir une motoneige en la plaçant sur un quai et en remorquant le tout avec un pédalo, vers la rive.

Tous les propriétaires ont eu des débris sur leurs terrains et doivent faire le ménage.