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La Fabrique Saint-Laurent lance un cri du cœur

Berthier, Île Dupas, Saint-Ignace-de-Loyola


Publié le 29 septembre 2017

Rolland Houde est en compagnie du curé Claude Auger (c.s.v.) et de Claudine Lambert (marguillière-trésorière).

©TC Media - Pierre Bellemare

URGENCE. La survie des églises de la Fabrique Saint-Laurent et des services qu'elle offre est en jeu. Le ciel financier s'obscurcit. Un cri du cœur est lancé.

On mise sur la dîme (capitation). Une lettre vient d'être expédiée aux paroissiens de Sainte-Geneviève-de-Berthier, Berthierville, Île Dupas et Saint-Ignace-de-Loyola (quatre localités que regroupe la Fabrique Saint-Laurent).

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Suivant ce qu'a expliqué le marguillier Rolland Houde, en conférence de presse, la réalité n'est plus la même qu'autrefois.

Moins de revenus sont assurés par la collecte aux différents offices dominicaux. Le même phénomène touche les offrandes de messe, les lampions ou une lampe du sanctuaire que les gens font brûler, de même que les montants facturés pour des célébrations de mariage, funérailles, vente de lot et entretien de ceux-ci au cimetière.

Il a expliqué ce contexte du fait que la pratique religieuse a considérablement diminué au Québec.

«Notre paroisse n'y échappe pas. Et qui dit manque de paroissiens et paroissiennes dans nos églises dit manque de revenus», a-t-il signifié.

M. Houde a rappelé que la Fabrique doit assumer l'embauche de prêtres, d'agentes et d'auxiliaires en pastorale, d'une secrétaire, d'une adjointe administrative et d'un concierge pour son bon fonctionnement.

«Heureusement que nous avons des bénévoles qui mettent la main à la pâte», a-t-il précisé.

L'entretien des bâtiments, dont l'état ne va pas en s'améliorant, est un autre aspect à prend en compte.

«Nos revenus ont tellement diminué que la communauté de Saint-Ignace-de-Loyola a dû vendre l'église pour pouvoir assurer la pratique du culte pendant quelques années», a-t-il mentionné.

On se dit conscient que plusieurs paroissiens se disent croyants mais non-pratiquants. Reste qu'ils tiennent à leur église.

La capitation fait partie d'une source très importante de financement pour la survie des églises.

«Nous avons besoin de votre collaboration. Même si vous ne fréquentez pas l'église, vous pouvez aider les communautés à rester en vie par votre participation à la capitation», a déclaré M. Houde.

À titre de suggestion, il a signifié qu'une personne pourrait penser mettre sur son testament un legs à son église.

On anticipe récolter plus de 50 000$. L'an dernier, une somme de 48 000$ a pu être amassée par le biais de la dîme.

«C'est un cri du cœur que nous vous adressons aujourd'hui. Nous avons un réel besoin de votre collaboration. Sinon, il n'est pas si loin le temps où nous verrons, une après l'autre, la fermeture de nos églises. Pensez-y», a terminé M. Houde.