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On signe pour six ans chez Amaro

Entreprise de Saint-Cuthbert


Publié le 12 juillet 2017

Les termes de la convention collective ont été acceptés dans une proportion de 86% par les syndiqués.

©TC Media - archives

AFFAIRES. Une autre entente de travail pour une période prolongée intervient dans une entreprise de la MRC de D'Autray. Après Olymel (durée de 7 ans) de Berthierville, c'est au tour des parties patronale et syndicale chez Amaro de Saint-Cuthbert de signer pour six ans.

Les termes de la nouvelle convention collective ont été acceptés dans une proportion de 86% par les travailleuses et travailleurs. Le précédent contrat de travail était échu depuis le 31 décembre 2015. Les syndiqués (plus de 45 personnes) sont membres du syndicat des employés de production et de distribution d'eau de source, affilié à la CSN.

Cheminement

Une dizaine de rencontres de négociation, l'intervention d'une conciliatrice du ministère du Travail et une démarche de transparence économique bipartite ont permis de déboucher sur un accord.

Le syndicat précise que dès le début du processus de négociation, en 2016, l'employeur avait annoncé ses couleurs en signifiant qu'il souhaitait de nombreuses concessions de la part des syndiqués afin de soulager les difficultés financières affligeant l'entreprise.

Le syndicat signale que les impacts des lobbys environnementaux liés à l'eau embouteillée demeurent un facteur déterminant sur la rentabilité financière de la compagnie.

Le tout dans un contexte de forte compétition dominée par de gros joueurs tels que Labrador, Coke, Pepsi. Amaro demeure le seul producteur et embouteilleur québécois d'eau de source.

Soucieux de trouver une alternative à d'éventuelles concessions de conditions de travail et dans un souci de pérennité financière de la compagnie, la partie syndicale a proposé à l'employeur une démarche de transparence économique.

Les parties ont convenu de s'adjoindre les services de la firme MCE Conseils, spécialisée en matière de maintien et de création d'emplois par l'analyse des états financiers d'une entreprise.

«C'est manifestement cette démarche qui a permis de dénouer l'impasse des négociations et ainsi résister à la solution facile de l'employeur de couper dans nos conditions de travail. La démarche a permis de trouver des solutions communes assurant un redressement de la santé financière de l'entreprise tout en permettant de maintenir et bonifier nos conditions de travail», souligne Alain Girard, président du syndicat.

Néanmoins, à la demande de la partie syndicale, il a fallu l'intervention d'une conciliatrice du ministère du Travail pour permettre aux parties de clore la négociation.

La convention collective prévoit un gel de salaire pour 2016, le versement de 1% en montant forfaitaire pour la deuxième année et des augmentations de 1% la troisième année, 1,5% la quatrième et 2% pour les deux dernières années.

De plus, si l'employeur réalise des bénéfices en 2020 et 2021, il ajoutera un versement de 0,5% en montant forfaitaire pour chacune de ces deux années.

D'autres gains ont été obtenus par les syndiqués.