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Dur retour en classe pour des élèves de Lavaltrie

Deux jours après l'accident mortel survenu à Joliette, des camarades de classe étaient encore ébranlés


Publié le 11 octobre 2017

Depuis l'accident survenu à Joliette le 9 octobre 2017 sur le boulebard Bse-de-Roc , plusieurs amis et camarades ont déposé des lampions, des peluches, des cartes de prière et des fleurs à cet endroit.

©Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

LAVALTRIE. Le retour en classe, mercredi, à l'école secondaire fréquentée par quatre des cinq adolescents impliqués dans le tragique accident mortel survenu dans la nuit de lundi à Joliette était émotif, teinté d'une atmosphère « lourde » où la peine et l'incompréhension régnaient tant chez des professeurs que chez des élèves.

Depuis l'accident, c'était la première fois que les quelque 550 élèves de l'école de la Rive retournaient en classe après le congé de l'Action de grâce et une journée pédagogique.

« C'est bizarre. On dirait que lorsque tout le monde est rentré ce [mercredi] matin, il y a eu un moment de silence », a témoigné avoir ressenti un élève de quatrième secondaire.

Un graffiti hommage

Sur les lieux, un immense graffiti hommage dessiné à l'encre grise sur un mur extérieur de l'école, tout près de l'une des sorties d'élèves, où il est inscrit « 09/10/2017 R.I.P boys », rappelait à lui seul l'accident survenu en pleine nuit, dans une courbe prononcée sur le boulevard Base-de-Roc.

Un immense graffiti hommage dessiné à l'encre grise sur un mur extérieur de l'école de la Rive de Lavaltrie , tout près de l'une des sorties d'élèves, où il est inscrit « 09/10/2017 R.I.P boys », rappelait à lui seul l'accident survenu en pleine nuit le 9 octobre 2017 à Joliette.
Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

Vers 2h, cinq adolescents, quatre élèves de l'école de la Rive et un ancien élève de cette même école, prenaient place dans une voiture quand le conducteur, âgé de seulement 15 ans, aurait perdu le contrôle de la voiture qui a terminé sa course contre un arbre.

L'impact a été violent. Deux des passagers âgés de 14 ans et de 17 ans sont morts, tandis que les deux autres âgés de 13 ans et de 16 ans se trouvent toujours dans un état critique, selon les dernières informations de la police. Le conducteur n'a quant à lui subi que des blessures mineures.

« C'était des collègues de classe. On les connaissait tous et on les voyait tous les matins », nous a indiqué une jeune fille de quatrième secondaire.

Plusieurs adolescents de différents niveaux rencontrés sur l'heure du midi ont mentionné que l'atmosphère était « lourde » et « pesante » dans l'école.

« Il y avait des professeurs et des élèves émotifs », nous a relaté une élève de première secondaire.

Sa camarade, aussi en première secondaire, qui connaissait trois des adolescents ayant pris place dans la voiture, trouve quant à elle encore difficile à croire qu'elle ne reverra plus jamais deux d'entre eux déambuler dans les corridors de l'école.

« Je trouve ça bizarre que je ne pourrai plus les voir », a-t-elle dit.

Il a perdu son meilleur ami

C'est aussi le sentiment d'un élève qui était très proche du jeune de 17 ans décédé dans l'accident.

« C'est dur, je viens de perdre mon meilleur ami », nous a-t-il indiqué.

Il raconte que c'est le frère de la victime qui lui a appris la nouvelle. Selon lui, son ami était un être « généreux toujours là pour aider les gens » et « souriant ».

Des peluches, cartes et lampions

Depuis l'accident survenu à Joliette le 9 octobre 2017 sur le boulebard Bse-de-Roc , plusieurs amis et camarades ont déposé des lampions, des peluches, des cartes de prière et des fleurs à cet endroit.
Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

Il s'est rendu dernièrement au pied de l'arbre percuté par la voiture où des traces de pneus sont toujours visibles pour y déposer des fleurs. Depuis l'accident, plusieurs amis et camarades ont déposé des lampions, des peluches, des cartes de prière et des fleurs à cet endroit.  

« Je ne comprends pas [encore]. Je regarde ses photos, il était invincible à mes yeux. Il va me manquer beaucoup », ajoute-t-il.

Le jeune élève en deuil a aussi vu un psychologue à l'école.

« Ça m'a beaucoup aidé», a-t-il dit.

Mesures d'aide

Étant donné la tragédie, la Commission scolaire des Samares a mis en place plusieurs mesures pour venir en aide aux élèves. C'est ainsi que mercredi matin, les élèves ont été accueillis par trois psychologues, un psychoéducateur, trois techniciens en éducation spécialisée, 35 enseignants et la direction de l'école.

« Ces personnes assureront une vigie au cours de cette journée et des jours suivants, aussi longtemps que les élèves en manifesteront le besoin », indique Diane Fortin, directrice adjointe du service du secrétariat général et des communications.

Plusieurs professeurs sont aussi revenus sur les évènements, selon les élèves rencontrés par L'Action.

Une lettre de la direction de l'école a aussi été transmise aux parents des élèves de l'école dans laquelle elle indique avoir demandé aux élèves de faire preuve « de discrétion et de respect sur les réseaux sociaux ».

Étant donné que les adolescents impliqués sont mineurs, L'Action ne peut dévoiler leur identité.