Sections

Une gérante de dépanneur violemment attaquée au poivre de Cayenne

Une complice de son agresseur devait initialement se trouver à sa place pour voler l'argent du dépôt


Publié le 18 septembre 2017

C'est au palais de justice de Joliette qu'Emmanuel Larochelle-Martel a reçu sa sentence le 11 septembre 2017.

©Photo TC Media - Archives

JUSTICE. Un homme de 25 ans aux divers antécédents judiciaires vient d'écoper de 22 mois de prison pour avoir violemment attaqué une gérante de dépanneur au poivre de Cayenne afin de lui dérober son dépôt de neuf mille dollars, dans le stationnement d'une banque de Joliette, il y a deux ans.

L'accusé, Emmanuel Larochelle-Martel, de Sainte-Julienne, a commis son crime, le 23 mars 2015, en pleine heure du midi.

« Le montant était alléchant compte tenu de ma consommation de drogue et d'alcool à l'époque. Je n'ai pas pensé aux conséquences: mon focus, c'était l'argent pour payer ma consommation », a témoigné l'accusé avant de prendre le chemin de la prison, le 11 septembre.

Une complice

Au départ, sa complice Joannie Éthier, 25 ans, de Saint-Norbert, travaillant au même dépanneur que la victime, devait aller faire le dépôt d'argent.

Les deux conspirateurs avaient fomenté un plan selon lequel ils devaient simuler un vol au poivre de Cayenne lors du dépôt afin de s'en séparer le contenu par la suite, le tout dans le but de faire croire à un vol qualifié.

Changement de personne

Or, avant que leur plan ne s'exécute, Joannie Éthier a envoyé un texto à Emmanuel Larochelle-Martel pour l'aviser qu'elle ne serait pas au rendez-vous et que ce serait plutôt la victime qui irait faire le dépôt.

Le message texte comprenait aussi la description de la victime.

Malgré le changement de personne, l'accusé, alors intoxiqué à l'alcool et à la cocaïne, a quand même choisi d'aller de l'avant.

Traînée momentanément

La victime était dans le stationnement d'une institution financière de Joliette quand Emmanuel Larochelle-Martel l'a aspergée de poivre de Cayenne, puis il a saisi violemment le dépôt d'argent, assez pour que la victime tombe par terre et soit traînée momentanément.

Emmanuel Larochelle-Martel a remis une partie de la somme à sa complice.

Quant à lui, avec l'argent volé, il a entre autres payé un tatou à sa conjointe et s'est acheté du cannabis et de la cocaïne. Il a aussi payé des dettes et de l'épicerie.

Violence importante

Le juge Jean Roy, dans l'imposition de sa peine à l'accusé, a qualifié ce crime d'une « violence extrêmement importante », lequel, a-t-il relevé, est passible de l'emprisonnement à vie.

Selon lui, il ne fait aucun doute qu'Emmanuel Larochelle-Martel a commis son crime par « appât du gain » et en raison de « mauvais choix découlant de sa personnalité criminelle ».

En effet, depuis 2011, divers antécédents figurent à son dossier, dont deux avec violence.

Plaidé coupable

Emmanuel Larochelle-Martel a été arrêté deux jours après le vol. Du cannabis et de la cocaïne ont alors été retrouvés sur lui. Il a fait une déclaration incriminante aux policiers.

En octobre 2016, il a plaidé coupable à trois accusations, soit de vol qualifié, de possession de cannabis et de possession de cocaïne.

Sa complice, Joannie Éthier, a quant à elle plaidé coupable, à une accusation de complot puis à une accusation de possession de biens criminellement obtenus.

En juin, la jeune femme, sans antécédents criminels, a écopé d'une peine de 90 jours de prison discontinus et de 150 heures de travaux communautaires.

Elle a aussi dû remettre 2880 $ issus du vol au propriétaire du dépanneur.