Sylvie Fréchette inspirante à Lanoraie

Semaine des proches aidants

Pierre Bellemare pierre.bellemare@tc.tc
Publié le 11 novembre 2016

Sylvie Fréchette s'est adressée à quelque 80 personnes à Lanoraie. Elle est encadrée de la coordonnatrice Karine Ratelle et de la présidente du Réseau des aidants naturels D'Autray, Liliane Blais.

©TC Media - Pierre Bellemare

RÉSILIENCE. Secouée par la vie dans les semaines et les jours qui ont précédé et suivi les Jeux Olympiques de Barcelone, Sylvie Fréchette a prononcé des paroles éclairantes à Lanoraie. Les quelque 80 personnes rassemblées pour souligner la Semaine nationale des proches aidants ont littéralement bu ses paroles.

À la lumière de son cheminement de nageuse synchronisée ainsi que de son expérience personnelle, elle a fourni des balises que les proches aidants peuvent utiliser sur la route de la vie. Mme Fréchette était l'invitée du Réseau des aidants naturels D'Autray.

Éléments

Dès le départ, elle a précisé sa volonté de parler à l'aspect intérieur des gens. Elle a insisté sur l'importance de ne pas s'oublier dans l'aide fournie à un proche. «Pour mieux donner, il faut être bien. Il faut se garder du temps pour soi», a-t-elle insisté.

Mme Fréchette a ensuite glissé sur l'importance de savoir ce qu'on aime vraiment; abordant cet aspect à la lumière de conversations partagées avec ses filles.

L'une a dit vouloir devenir nageuse synchronisée. À sa surprise, elle s'est vu rétorquer qu'elle ne voulait pas partager le rêve qu'elle, à l'époque, s'était forgée. La cadette a mentionné désirer faire du bungee dans l'espace. «Je me demandais ce que j'avais fait de pas correct», a-t-elle lancé avec humour.

«Je me suis ensuite dit qu'elle était animée d'une belle folie. Dans l'histoire de l'humanité, ceux qui ont provoqué, qui ont créé, ce sont les beaux fous», a-t-elle continué, donnant notamment l'exemple de Guy Laliberté.

Il a rêvé… et réussi. Il voulait créer un cirque sans animaux. De sa volonté est né le Cirque du Soleil. Il souhaitait aussi devenir astronaute. Ce qu'il a fait, il y a quelques années. Il est allé en Russie, en a appris la langue ainsi que les bases de la profession d'astronaute et s'est retrouvé dans l'espace.

«Qu'est-ce qui dit qu'on ne va pas pouvoir, un jour, célébrer dans l'espace et qu'un spectacle de bungee sera performé par nulle autre que ma fille», a-t-elle continué.

Cet aspect l'a amené à insister sur le fait qu'il ne faut pas briser les rêves. «Réalisez-vous combien c'est facile d'éteindre les étincelles dans les yeux de nos enfants mais qu'il est difficile de rallumer le brûleur», a-t-elle évoqué; signifiant qu'on possède le même pouvoir sur les personnes de notre entourage.

De là l'importance d'être à l'écoute des paroles mais aussi du non-verbal des personnes qu'on côtoie.

«Quand t'aimes ce que tu fais, ça donne des ailes», a-t-elle affirmé, plus tard, en regard des nombreuses heures qu'elle a consacrées à son entraînement, au fil des ans.

Elle a aussi abordé le décès de son grand-père quelques mois précédant Barcelone et le suicide de son conjoint, quatre jours avant.

«C'est fou combien l'être humain, on est plus fort qu'on pense», a-t-elle fait remarquer.

«Pour moi, à Barcelone, j'ai nagé ma vie», a-t-elle lancé. Elle a terminé en incitant les gens à eux aussi «nager leur vie», à trouver quelque chose dans laquelle ils se sentent bien, qui les passionne.