Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Actualités

Retour

04 Juin 2018

Anne-Marie Duquette - infolanaudiere@lexismedia.ca

Berthi&Broue : les prouesses de nos microbrasseurs

©(Photo L'Action D’Autray – Anne-Marie Duquette)

ÉVÉNEMENTS. Le parc Sainte-Geneviève à Berthierville a été le point de rencontre des adeptes des bières artisanales le 2 juin dernier. Le Berthi&Broue Festival Microbrasserie a su convier avec brio, lors de cette 3e édition, les épicuriens de toutes sortes, l’événement se voulant familial, avec, outre plus d’une dizaine de microbrasseurs, spectacles, jeux gonflables, activités diverses et food trucks.

Présenté par Desjardins et la CCIBA, le Festival prend de l’ampleur au fil des ans. D’une première édition lors de laquelle les organisateurs ont dû «vendre leur salade» pour attirer les artisans, le Berthi&Broue s’est vu contraint d’en refuser en 2018. « Nous voulons que les microbrasseurs puissent bien présenter leurs produits», souligne Annick Bélanger, membre du comité organisateur, précisant que «l’événement a pour but d’attirer tout le monde, de créer une synergie, faire bouger la population de d’Autray. Nous tenons donc à ce que ce soit dans une optique familiale, tout en attirant les amateurs de bières pour des dégustations ». Louis Sauvageau, directeur général de la CCIBA, renchérit : «Un de nos principes est de limiter le nombre de microbrasseurs afin que chacun reparte de Berthierville en souriant! D’ailleurs, la microbrasserie Le Trou du Diable nous a déjà confié que le Berthi&Broue est l’un des événements du genre qui est le plus rentable, même si ce n’est pas le plus gros.»

Toujours selon M. Sauvageau, 2018 sert également «d’année charnière» en fonction de son succès grandissant : «Depuis le début, nous accueillons de 2500 à 3000 personnes. Nous verrons par cette 3e édition si la demande augmente encore, et déciderons pour la 4e édition si nous la prolongeons sur plusieurs jours et explorerons les diverses opportunités qui s’offriront.»

Santé et prospérité!

Les microbrasseries québécoises se portent à merveille. «C’est une explosion! En 2018, on en compte en moyenne deux par mois qui ouvrent. On assiste à une croissance annuelle d’environ 35% par année. Les gens sont de plus en plus épicuriens, ils savent ce qu’ils boivent et ce qu’ils mangent», mentionne Sylvain Chaumont de Moût International, fournisseur, entre autres, de quelque 198 sortes de malt, une centaine de houblons et 600 types de levures, en plus d’une offre de conseillers experts. «Plus que pour la viniculture, nous avons les terroirs propices pour fabriquer d’excellentes bières. À preuve, il y a six ans, nous fournissions 20 tonnes de grains par semaine. Maintenant, nous en sommes à 60 tonnes sur une base hebdomadaire », spécifie M. Chaumont, indiquant que la majorité des microbrasseurs « sont des artisans en tout, faisant souvent leur pain, leurs fromages, et ajoutant leur propre bière dans leurs saucisses! » Le processus pour la création d’une bière exige un esprit créatif, à l’instar d’un chef cuisinier, tout en conservant les recettes précises pour la production. L’amour du terroir et le penchant écologique serait désormais intégré dans la mentalité des Québécois, écolo certes, puisque les drêches, résidus de brassage de céréales, servent à nourrir les cheptels bovins. En fait, suite à cette étape de fabrication, on ajoute le houblon, «l’épice de la bière», en trois étapes afin d’y donner son amertume, ses saveurs, puis ses arômes. Ajout de levures pour la formation de l’alcool avant une fermentation d’une à deux semaines. «On s’amuse à ajouter du houblon, au choix, car le houblon sert de signature, dans ses aspects fruités, boisés, ou d’agrumes. On peut même y ajouter des fruits pasteurisés, comme la framboise », explique M. Chaumont.

Si l’édition 2018 du Festival présentait les «nectars» de brasseurs artisans venus de Montréal, de la Mauricie, du Lac-Saint-Jean, et de Lanaudière, seul l’Albion, situé à Joliette, est fidèle au poste du Berthi&Broue depuis trois ans. Steven Bussières, de la brasserie artisanale, abonde dans le même sens que Sylvain Chaumont : «Les microbrasseries éclatent, et le marché, qui prend de l’ampleur, est de plus en plus mature en terme de qualité.» D’ailleurs, de ses débuts présentant sept bières en 2010, l’Albion en offre maintenant une centaine, la plupart en rotation : «On s’amuse à faire ça, à en créer de nouvelles, tout en gardant nos classiques, et la clientèle en demande. L’ouverture d’esprit des gens est tout à notre avantage en nous lançant le défi de produire des nouveautés.» De plus, outre la distribution de leurs produits en 2019, leur Albion Bitter est classée première dans le top 50 des meilleures bitters au monde, sur le site RateBeer.

Pour de plus amples informations sur le Berthi&Broue, visiter leur site à berthibroue.ca.

©(Photo L'Action D’Autray – Anne-Marie Duquette)

Steven Bussières de l’Albion et Sylvain Chaumont de Moût International confirment la vitalité croissante des microbrasseries québécoises.

©(Photo L'Action D’Autray – Anne-Marie Duquette)

Le Berthi&Broue, pour tous de 7 à 77 ans.

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Réalisé par