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05 avril 2019

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Québec agit pour éviter la démolition du monastère des Moniales Dominicaines

Ordonnance de 30 jours

monastère Moniales Dominicaines

©Pierre Bellemare - L'Action d'Autray

Le monastère des Moniales Dominicaines a été en vente durant de nombreuses années.

CULTURE. Acquis par une entreprise berthelaise, l’ancien monastère des Moniales Dominicaines à Berthierville ne sera pas démoli. Québec a émis, jeudi dernier, une ordonnance de 30 jours qui interdit au propriétaire d’y effectuer les travaux de démolition qu’il comptait y entreprendre.

Le geste s’effectue dans le cadre de l’article 76 de la Loi sur le patrimoine  culturel. «On n’a pas envie de vivre une autre Maison Boileau et de se retrouver devant le fait accompli», a noté Brigitte Roussy, attachée de presse de la ministre de la Culture, Nathalie Roy.

Cheminement

Construction Germain Saint-Martin a fait l’achat le 29 mars dernier de l’imposante bâtisse de la rue De Frontenac qui était en vente depuis le départ de la congrégation religieuse, en 2012. Le monastère était devenu trop grand, ne logeant plus de 13 Moniales à ce moment.

Peu de temps après avoir complété la transaction, l’entreprise a obtenu un permis de démolition. La compagnie mijote un développement domiciliaire sur des terrains qu’elle possède, à l’arrière du monastère.

Apprenant la chose, la corporation du patrimoine de Berthier et des citoyens se sont élevés contre cela. La valeur patrimoniale du monastère a été invoquée. La chose est venue aux oreilles du ministère qui a pris la décision que l’on sait.

Le monastère a été construit en 1934 selon les plans et devis d’un professeur de l’École des beaux-arts de Montréal. Il est d’architecture conventuelle, de style néoroman. Il est de deux niveaux.

Suivant l’inventaire du patrimoine bâti de la MRC de D’Autray, réalisé en 2013, sa valeur patrimoniale est qualifiée d’exceptionnelle. «Un statut juridique municipal de protection devrait être accordé à cet édifice. Il devrait également être assujetti à un règlement de PIIA (plan d’implantation et d’intégration architecturale) spécifique au patrimoine bâti. La municipalité devrait en outre interdire sa démolition», précise-t-on.

L’ordonnance du ministère fait que le propriétaire du monastère, pour une période de 30 jours, ne peut pas détruire la bâtisse ni travailler sur le terrain. Des experts du ministère de la Culture évalueront le monastère durant ce laps de temps et feront une recommandation.

Différentes avenues sont possibles. Un avis de classement en est une. Dans un tel cas, le propriétaire bénéficierait d’accompagnement et d’une aide financière pour l’entretenir ou le valoriser.

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