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10 mai 2019

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Québec mis en demeure dans le dossier du monastère

Les choses se corsent

Saint-Martin André

©Pierre Bellemare - L'Action d'Autray

André Saint-Martin

CULTURE. Ne pouvant pas aller rapidement de l’avant, et dans les délais souhaités, avec son projet de développement domiciliaire, Construction Germain Saint-Martin pointe Québec du doigt. Une mise en demeure vient d’être acheminée.

«Notre cliente refuse de se retrouver prise en otage avec le monastère et ces terrains, désormais inutilisables alors que les considérations essentielles ayant mené à leur acquisition sont viciées et désormais anéanties de par votre décision et le fiasco en résultant», termine la firme d’avocats de l’entreprise dans le document acheminé au ministère de la Culture et des Communications.

Arguments

«Les Sœurs ne l’ont pas abandonné pour rien», signale André Saint-Martin (président de la compagnie), en entrevue, en parlant de l’état du monastère berthelais. «Je ne l’ai pas acheté pour le rénover», précise-t-il.

Il maintient que malgré ce qu’elle a mentionné à l’Assemblée Nationale, la ministre Nathalie Roy (Culture et Communications) ne lui a jamais tendu la main. «Il joue à l’omerta», affirme-t-il.

M. Saint-Martin déclare qu’il n’a pas eu de réponse de sa part, pas plus que de la député-ministre Caroline Proulx, à une demande de rencontre.

Il souligne s’être assuré, par les vérifications d’un notaire, avant d’en faire l’acquisition, que le monastère n’était pas classé patrimonial.

Rappelons ici que Québec croit que ce bâtiment construit en 1934 pourrait avoir un caractère patrimonial national. Suivant l’inventaire du patrimoine bâti de la MRC de D’Autray, réalisé en 2013, sa valeur patrimoniale est qualifiée d’exceptionnelle. M. Saint-Martin souligne qu’il est précisé que l’examen a été fait de l’extérieur.

Il rappelle avoir obtenu il y a deux ans le changement de zonage pour le vaste terrain à proximité du monastère. Il était auparavant à caractère institutionnel.

C’est un projet de l’ordre de 40 millions $ qu’il souhaitait concrétiser.

Une clause au contrat de vente du monastère indique que l’immeuble sera démoli. Il souligne que la démolition doit représenter une facture de 1 million $. De l’amiante doit notamment être enlevé, avec toutes les précautions requises.

Par ailleurs, il mentionne que malgré toutes ses démarches, aucune compagnie ne veut assurer le monastère dans l’état actuel des choses.

Il réitère ne pas vouloir rénover la bâtisse pour y installer un autre usage. «Je ne veux rien savoir. Il y a trop d’argent à mettre là-dessus», insiste-t-il. L’aide financière a beau être de l’ordre de 30%, il se demande qui va payer la différence.

Parlant de l’ordonnance de 30 jours puis de la demande de classement, il juge que c’est une expropriation déguisée. «Depuis sept ans, il n’y a jamais eu de demande de classement d’effectuer», met-t-il en lumière. Les Moniales Dominicaines, rappelons-le, ont quitté Berthierville en 2012.

Il signale avoir obtenu le permis de démolition requis.

Il en a aussi contre le fait de ne pouvoir obtenir le rapport des spécialistes du ministère de la Culture, qu’il a laissé entrer dans le bâtiment au cours de l’ordonnance de 30 jours. Puisqu’il est propriétaire du monastère, il estime que ce document doit lui être accessible.

M. Saint-Martin réclame que le ministère de la Culture et des Communications lui rachète le monastère et les terrains avoisinants.

Dans le cas contraire, il entend s’adresser au Tribunal pour obtenir la nullité des contrats passés avec les Moniales Dominicaines pour l’achat du monastère (29 mars) et des terrains (il y a environ deux ans).

système de chauffage

©Pierre Bellemare - L'Action d'Autray

Le système de chauffage du monastère est désuet.

articles dans une pièce

©Pierre Bellemare - L'Action d'Autray

Divers articles ayant été laissés sur place ont été rassemblés dans une pièce.

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