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21 mai 2020

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Le Bloc Québécois demande à Justin Trudeau de respecter sa parole

Deux engagements formels doivent être respectés

Blanchet-Perron

©gracieuseté - L'Action d'Autray

Yves-François Blanchet et Yves Perron.

Le député de Beloeil-Chambly et chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, et Yves Perron, député Bloquiste de Berthier-Maskinongé, ont présenté les attentes du parti en vue de la prolongation des règles de suspension des travaux réguliers du parlement fédéral devant être adoptée le 25 mai.

«Avant même que des négociations aient lieu entre le Bloc Québécois et le gouvernement Libéral, le parti exigera que deux engagements formels du gouvernement Trudeau soient respectés», fait valoir M. Blanchet.

Parole

Le chef bloquiste fait référence à l’aide non remboursable couvrant une partie des frais fixes des PME et les mesures incitatives à l’emploi associées aux déclinaisons de la PCU et de la PCU pour étudiants.

«Sans des précisions sur le moment et la nature des mesures promises, sans le respect de sa propre parole, Justin Trudeau ne pourra pas compter sur nous», déclare M. Blanchet.

Rappelons que le gouvernement a lui-même voté en faveur de la mise en place de mesures non remboursables de soutien aux frais fixes des petites entreprises. Le Bloc Québécois signale que le ministre des Finances n’a offert qu’un programme trop restrictif quant aux loyers des PME.

«Les PME, notamment celles de Berthier-Maskinongé, ne peuvent pas remplacer un revenu perdu pour de bon par une dette, comme le propose le gouvernement, et l’on ne crée pas un programme qui se limite au loyer alors que la réalité des petites entreprises les disqualifie la plupart du temps», fait valoir M. Perron.

Le Bloc Québécois soumet aussi plusieurs considérations qui devront être l’objet de négociations avant qu’il n’accorde son appui au gouvernement.

Il demande que l’entente sur le nombre de députés qui peuvent siéger simultanément en Chambre soit respectée.

Par ailleurs, il est clairement établi que les journées où la Chambre n’a pas siégé doivent être reprises et que les journées où elle a siégé en vertu des règles extraordinaires ne sont pas comptées à cet effet. Le BQ veut savoir avant le 25 mai quelles sont les intentions du gouvernement à ce sujet.

Et le Bloc Québécois demande que soit déposée une mise à jour économique en juin. Il veut en connaître dès maintenant la date.

Enfin, le BQ a obtenu une hausse malheureusement temporaire de la pension de la Sécurité de la vieillesse (PSV) et du Supplément de revenu garanti (SRG). Cette annonce demeure confuse et le parti demande des réponses à quatre questions que se posent les aînés.

Il s’agit de savoir si la période couverte de trois mois par ces premiers chèques aux aînés commence à la mi-mars comme les autres programmes et ce qu’il advient ensuite (la mesure continue-t-elle tant que les aînés seront assujettis aux impacts dus à la crise de la COVID-19?).

Le BQ veut aussi savoir si le gouvernement peut confirmer sans aucun doute que la bonification de la PSV peut avoir pour effet de réduire le SRG en 2021 pour les aînés les plus vulnérables.

Et il désire connaître quand les chèques seront envoyés.

«Le gouvernement a évoqué jusqu’à huit semaines de délai. C’est inacceptable. Le Bloc Québécois recommande que les sommes soient ajoutées aux chèques périodiques de pension et SRG», termine-t-on, sur ce dernier aspect. (PB)

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