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14 septembre 2022

Jason Joly - jjoly@lexismedia.ca

La TROCL veut que les partis politiques passent de la parole aux actes

Mieux reconnaitre l’expertise des organismes

Conférence élections 2022

©Photo gracieuseté - L'Action d'Autray

La Table a organisé une conférence le 7 septembre dernier dans le cadre des élections provinciales de 2022.

Dans le cadre de la campagne électorale québécoise, la Table régionale des organismes communautaires autonomes de Lanaudière (TROCL) a tenu une conférence de presse afin de réclamer de la part des partis politiques de s’engager à enfin reconnaître officiellement les organismes communautaires autonomes, leurs expertises et leur autonomie.

Pour réussir à réaliser leur mission, à organiser des activités et à répondre aux besoins exprimés par leurs membres, la plupart des organismes communautaires autonomes doivent avoir accès à du financement par projet, financement qui est très souvent de courte durée selon la TROCL. Ce type de financement est accompagné de critères, d’orientations et de contraintes qui forcent les organismes à devoir cadrer la réponse aux besoins de leurs membres dans ces projets. « Pour assurer l’ensemble de nos activités et projets, notre organisme doit composer avec un budget qui comporte 50% de financement par projets. Cette façon de fonctionner fragilise nos projets un créant une instabilité et une difficulté à prévoir à long terme », mentionne Annie Chauvette, coordonnatrice de l’organisme Réussite éducative Montcalm. De plus, ce financement par projet surcharge les organismes de travail administratif, de la rédaction des projets, à la reddition de comptes, du temps qui n’est pas passé avec les membres des organismes.

Reconnus comme essentiels

Pendant la pandémie, le gouvernement québécois a reconnu à de nombreuses reprises le caractère essentiel des organismes communautaires autonomes. Comme le présente Pierre Lafontaine, agent de concertation à la Table de concertation régionale des associations de personnes handicapées de Lanaudière (TCRAPHL) : « Les organismes ont fait preuve de créativité, d’entraide, de soutien entre pairs. De nombreux organismes de soutien aux personnes handicapées et des autres secteurs ont d’ailleurs compensé largement pour les ruptures, les suspensions ou les diminutions de services du réseau public, dont le CISSS de Lanaudière ». La TROCL se demande pourquoi le gouvernement québécois, alors qu’il reconnaît les atouts du mouvement communautaire autonome, ne fait pas le choix de rehausser significativement le financement de l’ensemble des organismes.

Rehausser le financement à la mission : la priorité

Plusieurs gouvernements ont souvent mentionné que les demandes du communautaire étaient exagérées. « Si le gouvernement cessait de créer de nouveaux programmes de financement par projet, ou de financer des projets institutionnels qui dédoublent ce que les organismes réalisent déjà, on y trouverait les moyens d’assurer un plus grand financement à la mission globale des 200 organismes communautaires autonomes qui font une réelle différence dans la vie de plus de 100 000 Lanaudoises et Lanaudois », explique Caroline Parent, administratrice de la TROCL.

Les organismes communautaires autonomes lanaudois et québécois demandent donc à l’ensemble des partis politiques de prendre l’engagement de mettre en priorité le rehaussement du financement à la mission globale dès le prochain budget du gouvernement. « Il est temps que le prochain gouvernement choisisse l’humain au lieu de la bureaucratie. Chaque dollar investi dans le mouvement communautaire autonome permet aux organismes de se rapprocher de leurs membres et de s’éloigner de l’administration », explique Hugo Valiquette, directeur de la TROCL 

La Table ajoute que les organismes communautaires autonomes offrent des lieux de confiance, d’écoute et de respect. Les liens de confiance s’établissent et deviennent un peu plus forts à chaque fois qu’une personne franchit la porte d’un organisme. Des lieux où il est possible de s’impliquer dans la vie associative, de participer à des activités et même ultimement, s’engager dans les processus démocratiques, comme être élu au conseil d’administration, et ainsi, reprendre un pouvoir individuel et contribuer collectivement. L’expertise, les compétences et le professionnalisme des organismes se doivent d’être réellement reconnus par l’ensemble des partis politiques québécois.  

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