Le manque de pharmaciens continue de nuire aux soins dans les hôpitaux

  • Publié le 25 févr. 2025 (Mis à jour le 23 mai 2025)
  • Lecture : 2 minutes
Kim Desormeaux

La pénurie de pharmaciens dans les établissements de santé du Québec, et plus particulièrement dans la région de Lanaudière, continue de compromettre la qualité des soins aux patients.

L’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (A.P.E.S.) alerte sur les conséquences de cette situation qui perdure, et déplore l’inaction du gouvernement, qui refuse de négocier le renouvellement de l’entente de travail des pharmaciens d’établissement, échue depuis près de deux ans.

Les résultats de la dernière enquête de l’A.P.E.S. révèlent des lacunes alarmantes dans la couverture des soins pharmaceutiques dans la région. En avril 2024, 66 % des besoins en pharmaciens pour les urgences n’étaient pas comblés, alors que ces soins sont cruciaux pour éviter des complications liées aux médicaments. Dans les unités de soins intensifs et coronariens, 32 % des besoins sont également non couverts, et en dialyse rénale, la situation est encore plus grave, avec 100 % des besoins en pharmaciens non comblés.

Julie Racicot, pharmacienne et présidente de l’A.P.E.S., souligne que cette pénurie contribue à des délais d’attente accrus, des hospitalisations prolongées, ainsi que des risques d’incidents médicamenteux. Elle rappelle que la présence de pharmaciens dans les équipes soignantes permettrait d’améliorer l’efficacité des traitements et le fonctionnement du système de santé.

Aucun changement

L’inaction du gouvernement Legault est particulièrement préoccupante. Depuis l’expiration de l’entente de travail en mars 2023, aucune négociation n’a été entamée, exacerbant la crise. L’A.P.E.S. demande donc au gouvernement de prendre des mesures urgentes, notamment en facilitant l’accès à des formations spécialisées et en mettant en place des solutions pour améliorer l’attractivité de la profession de pharmacien d’établissement, particulièrement en région.

Linda Vaillant, pharmacienne et directrice générale de l’A.P.E.S., conclut en insistant sur l’urgence d’agir pour améliorer l’accès aux soins et la sécurité des patients : « Les ministres Christian Dubé et Sonia LeBel doivent enfin entamer les négociations nécessaires. Si aucune action n’est prise, nous serons contraints de mener d’autres actions pour faire entendre nos revendications. »

L’enquête menée par l’A.P.E.S. en 2024 a impliqué 40 départements de pharmacie, représentant 93 % des établissements de santé du Québec, et met en lumière l’urgence d’agir face à cette crise.

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