Un ralentissement est observé, mais une stabilité demeure au niveau de l’hébergement

  • Publié le 2 mai 2024 (Mis à jour le 29 avr. 2025)
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Communiqué L’Action

C’est sans surprise qu’un certain ralentissement a pu être observé pour la saison hivernale 2023-2024, dans Lanaudière. Malgré tout, la région aura réussi à générer une légère croissance du nombre total d’unités d’hébergement louées. C’est le constat que fait Tourisme Lanaudière après analyse de différents indicateurs et enquête menée auprès de 120 entreprises.

Même si le couvert de neige fut plus important dans les montagnes lanaudoises que dans la majorité des régions québécoises, l’absence de neige dans le grand Montréal, l’arrivée tardive des premières chutes de neige, les nombreux redoux et la fonte abrupte ont impacté la majorité des entreprises touristiques dont les paysages hivernaux constituent l’essence du produit.

Globalement, la région de Lanaudière a tout de même réussi à générer une légère croissance du nombre d’unités d’hébergement louées, et ce, grâce à la croissance des unités disponibles.

L’achalandage des attraits

Entre 40 % et 53 % des attraits et des événements signalent des baisses d’achalandage, selon les mois. Les plus affectés sont les attraits offrant des activités en plein air. À l’inverse, entre 23 % et 36 % signalent des hausses. Il s’agit principalement d’attraits culturels et événementiels (62 % en hausse en décembre et février).

L’achalandage en hébergement

Entre 35 % et 62 % des lieux d’hébergement signalent des baisses d’achalandage, selon les mois, alors qu’entre 15 % et 36 % présentent des hausses. Cependant, grâce à la croissance du nombre d’unités, on relève une croissance de 1,5 % du nombre d’unités louées au premier trimestre 2024 par rapport à la même période en 2023 (données Institut de la Statistique du Québec). Les hôtels et les pourvoiries ont été les plus affectés, alors que les résidences de tourisme, profitant généralement de réservations à plus long terme, ont relativement bien tiré leur épingle du jeu en décembre et janvier (40 % en forte hausse en janvier), mais ont aussi connu une baisse d’achalandage en février et mars (50 % en forte baisse en février).

Restauration

Le bilan est mitigé chez les restaurateurs alors que 30 % se disent en hausse. Janvier fut un mois particulièrement difficile alors que 50 % ont vécu de fortes baisses.

Sports motorisés

Les entreprises liées aux sports motorisés ont été largement impactées. La saison d’enneigement propice à la pratique de la motoneige aura été la plus courte jamais connue. Entre 57 % à 86 % ont connu des baisses selon les mois.

Impact climat hivernal

Inutile de chercher bien loin pour expliquer les baisses d’achalandage des derniers mois, puisque 71 % des attraits et 76 % des lieux d’hébergement expliquent leurs baisses hivernales par le manque de précipitations de neige. L’impact est variable, mais 34 % considèrent que le climat a eu un impact de plus de 20 % sur leurs résultats hivernaux.

Main-d’œuvre

Même si la main-d’oeuvre constitue encore un défi, on constate une nette amélioration de la situation depuis deux ans. Pour l’hiver, le nombre d’entreprises fortement touchées est passé de 9 % à 3 % seulement. À l’inverse, 75 % n’ont pas du tout été impactées, comparativement à 58 % à l’hiver précédent.

Appréciation des actions promotionnelles de Tourisme Lanaudière

Sur une note de 5, les répondants donnent une note de 3,4 à Tourisme Lanaudière pour les actions véhiculées. Ces dernières considèrent en moyenne les actions de « généralement » à « très souvent » pertinentes/efficaces.

« L’industrie touristique doit composer avec ce que la nature nous offre », raconte Denis Brochu, directeur général à Tourisme Lanaudière. « L’hiver est toujours magnifique, quelle que soit la quantité de neige au sol. Les changements climatiques vont nous amener de plus en plus de variations, mais les zones de montagne de Lanaudière continueront heureusement à profiter d’importantes précipitations de neige dans les décennies à venir selon les projections climatiques. Heureusement, nos entrepreneurs touristiques sont résilients et adaptent continuellement leur offre afin d’offrir aux visiteurs des expériences à la mesure de leurs attentes. L’hiver que nous venons de vivre doit être vu comme un rappel comme quoi la nature a toujours raison. L’adaptation devra être au centre de nos interventions dans les années à venir. »

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