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20 mars 2019

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Une conférence éclairante à Lavaltrie

«Rugir, ruminer ou respirer par le nez?»

RGAL conférencier et président

©Pierre Bellemare - L'Action d'Autray

Raymond Arpin-Surprenant (à gauche) a été accueilli par le président du RGAL, Carol Tremblay.

AFFAIRES. La couleur du regard qu’on porte sur une situation et la façon qu’on choisit d’y réagir déterminent la suite des choses et l’impact sur nous et notre environnement. On peut opter pour la réactivité (négativité) ou la «cré-activité» (optimisation du bien-être au travail).

Du moins, c’est la notion que met de l’avant Raymond Arpin-Surprenant dans les conférences qu’il présente depuis plusieurs années. Près de 80 personnes (dont des dirigeants d’entreprises y ayant invité quelques-uns de leurs employés) l’ont écouté dans sa présentation interactive teintée d’humour lors de la dernière activité de type «5 à 7» du Regroupement des gens d’affaires de Lavaltrie (RGAL).

Choix

«La vie ne va pas toujours comme on veut. On essaie de garder l’équilibre. Parfois, on prend des débarques. On essaie de nouvelles façons de faire mais ça ne fonctionne pas toujours. Certains prennent des risques qui ne sont pas toujours calculés», a-t-il mentionné, d’entrée de jeu.

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Selon lui, quoi qu’il arrive, il faut respirer par le nez. Que ce soit au bureau ou dans notre vie personnelle.

«Si on est capable de se remettre en action, on est susceptible de créer quelque chose de différent», a-t-il affirmé.

La réactivité devant une situation correspond à une réaction rapide. Elle signifie de l’inquiétude, est une preuve de panique. C’est une action impulsive où on réagit négativement. «La réactivité vient de l’égo. L’égo veut toujours avoir raison et donner tort», a précisé M. Arpin-Surprenant.

Il a donné l’exemple du «patinage» qu’on effectue parfois avec le système informatique qui est «down» alors que nous sommes «high» à cause d’une urgence. Ou, encore, du fait qu’il faut composer avec le collègue qui se pointe dans la porte de notre bureau pour nous raconter sa fin de semaine alors que nous sommes en train d’effectuer un dossier majeur.

Il a aussi mis en lumière qu’on essaie d’être en même temps au travail, à l’hôpital pour le plus jeune et à l’école pour le plus vieux, à la Caisse pour les comptes, au centre d’achats pour se procurer trois paires de bas et le cadeau de la belle-mère…

Il a mis en lumière que nous sommes composés d’un paquet de «petits moi».

Il a enchainé en donnant des exemples de personnalité qui réagissent (le «grand empereur», la commère, Monsieur Sofa, la «drama queen», le «Pète-les-plombs», la «pôvre victime», etc.).

«Tu maîtrises tes «petits moi» ou tu laisses les choses te maîtriser. Il n’y a pas de bonne façon de faire mais nos choix ont des impacts», a-t-il mentionné.

Il signale que toujours rugir, ruminer, c’est épuisant. «Si tu respirais par le nez pour changer. On se branche sur soi», a-t-il souligné.

La «cré-activité» fait appel à la respiration, l’observation, la gestion des émotions, l’intelligence émotionnelle, l’importance de ne rien prendre personnel, d’avoir une parole impeccable, de ne pas supposer, de faire de son mieux, de faire preuve d’empathie et d’être en mode solution.

M. Arpin-Surprenant a noté qu’il faut penser autrement, ajuster et maitriser nos façons de faire. «Il y a un combat entre nos peurs et notre côté lumineux. Cette bataille-là est continuellement en nous. Celui que tu nourriras gagnera», a-t-il dit.

Sa conférence a été chaudement applaudie.

Le cocktail du président, doublé de l’assemblée générale annuelle, est la prochaine activité du RGAL.

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