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Culture

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11 octobre 2019

Anne-Marie Duquette - infolanaudiere@lexismedia.ca

Un voile levé sur la vie des moniales de Berthierville

Amoureuses

Amoureuses

©Photo gracieuseté - Jean-François Leblanc - L'Action d'Autray

Une scène du film Amoureuses.

Pendant un an, la réalisatrice Louise Sigouin a eu le privilège d’être accueillie par les moniales de Berthierville. Cet accès inédit lui a permis le tournage du long métrage documentaire Amoureuses, qui relate la vie quotidienne de ces sœurs cloîtrées, entremêlant témoignages, réunions festives et rituels contemplatifs soutenus par une facture visuelle sublime. Le film est présenté partout au Québec, dont au Cinéma RGFM de Joliette.

« Celles qui portent le Monde… »

« Il n’y a jamais de vide, comme si ces années de prières, de chants, de contemplation et même de silences remplissaient chaque particule de l’air », confie l’une des sœurs concernant le monastère. Au fil d’un rythme lent, subtile, on s’enveloppe lors du visionnement dans un cocon spirituel plein d’espoir. Tour à tour, les moniales relatent leur vie, leur décision d’entrer au monastère. Elles sont de différents horizons : universitaire, mère et grand-mère, sportive, globe-trotter, timide, sculpteure ou d’appel tardif. Mais toutes ont en commun un tempérament artistique, une foi et un sens de l’humour inébranlables, et ce, malgré les sacrifices liés à cette vocation qu’elles perçoivent toutefois comme un enrichissement.

Débutant en 2012, le tournage s’achève avec le départ des moniales, désormais au couvent des dominicaines de la Trinité à Shawinigan, filmées lors de leurs préparatifs de déménagement, de vente massive de leurs biens, tout en conservant leurs rites et leur rythme en dépit de cette frénésie. Amoureuses est et restera un joyau d’archives sur la finalité des institutions religieuses et du patrimoine, bien que la réalisatrice ainsi que les moniales perçoivent cet achèvement comme une phase transitoire.

L’âme du patrimoine

Louise Sigouin travaillait sur un autre projet lorsqu’elle a rencontré Marie-Éva, moniale à Berthierville. D’une simple entrevue a priori, l’entreprise s’est transformée en film, avec l’accord de la prieure. « Dès mon arrivée au monastère, je me suis dit mon Dieu ! Vendre ça ! Il faut absolument en faire un documentaire », souligne la réalisatrice à L’Action D’Autray, spécifiant qu’elle seule accompagnée du directeur photo avait un droit d’accès. « J’ai été touchée par la beauté des lieux, les jardins, le cloître et par ces sœurs joyeuses, là où le sens du sacré prend toute sa forme. J’avais l’impression d’être dans du vivant », relate Louise Sigouin, passionnée par la préservation du patrimoine. À cet effet, elle propose la création au Québec d’une loterie nationale comme Mission patrimoine qui soutient l’avenir des monuments historiques en France.

« Je suis soufflée par l’intérêt du public pour le film. Sur le plan rationnel, ça m’apparaissait comme une utopie, mais pas pour la sensibilité des gens. J’ai désormais des demandes d’entrevues de partout, des invitations lors de projections, dont d’ethnologues de l’Université Laval. Je n’avais aucune attente, sauf peut-être que le documentaire se retrouve en bibliothèque. Il fait salles combles et j’ai même vu des gens pleurer », confie la réalisatrice, également membre, entre autres, de la Commission consultative pour la culture et le patrimoine à Laval.

Amoureuses demeure en salle pour une 3e semaine, soit du 11 au 17 octobre, au Cinéma RGFM à Joliette.

 

Louise Sigouin

©Photo Anne-Marie Duquette - L'Action d'Autray

Louise Sigouin présente Amoureuses lors de la projection du 5 octobre à Joliette.

Louise Sigouin

©Photo Anne-Marie Duquette - L'Action d'Autray

La réalisatrice accompagnée par Philippe Belzile, directeur de la programmation chez K-Films Amérique.

Commentaires

19 octobre 2019

Frances Hudon

Est-ce qu'on pourrait le louer? Est-ce possible d'avoir une présentation pour notre association devant notre groupe? (association des femmes diplômées des universités Montérégie)

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