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01 août 2020

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Des citoyens de Sainte-Élisabeth réclament des rencontres d’information

Dossier de l’achat et de la conversion de l’église

église Sainte-Élisabeth

©archives - L'Action d'Autray

Des citoyens demandent des rencontres d’information sur le potentiel achat et la conversion de l’église en centre communautaire multifonctionnel.

Jugeant que la démocratie et la transparence le nécessitent, des citoyens bayollais veulent que des rencontres d’information aient lieu dans le dossier du potentiel achat de l’église et de sa conversion en centre communautaire multifonctionnel. Et ils veulent que cela ait lieu à l’automne et non en plein cœur des vacances.

«Un projet d’une telle importance doit s’appuyer sur un processus démocratique, c’est-à-dire permettre aux citoyennes et aux citoyens de poser des questions, d’échanger entre eux avant de voter sur un tel projet», notent-ils dans un document qui nous a été acheminé.

Argumentation

Les citoyens concernés ne se prononcent ni pour ni contre le projet. Ils tiennent aux rencontres d’information.

«C’est important que le monde puisse se rencontrer pour se parler», note Solange Tougas, l’une des signataires (une dizaine) de la lettre. Elle a fourni des éclaircissements sur la démarche du groupe. Elle est présidente du comité «Des mains pour demain», organisme qui s’occupe du jumelage avec Sanankoroba au Mali et qui s’est prononcé dans le dossier.

Actuellement, une consultation populaire s’effectue. Les Bayollais peuvent se prononcer sur le portail Internet de la municipalité (un document explicatif y est disponible). Ils peuvent aussi se procurer un formulaire au bureau municipal. Initiée au début du mois de juillet, cette démarche s’effectue parce qu’un référendum, demandé par une pétition de près de 240 noms l’an dernier, ne peut se tenir en raison de la pandémie de la COVID-19.

À ce sujet, le groupe de citoyens fait remarquer qu’il est possible, malgré le contexte du coronavirus, d’organiser des rassemblements de 50 personnes. On maintient qu’il s’agit de permettre aux citoyens de bien comprendre, de poser des questions et d’échanger leurs divers points de vue.

On demande que les consultations aient lieu avec l’apport d’une personne neutre et expérimentée pour l’animation.

Le groupe demande aussi au conseil municipal qu’un mécanisme soit défini pour que les personnes puissent voter de façon confidentielle.

Finalement, on veut que soit inscrit sur le portail Internet municipal, d’ici le 14 août (jour de la fin de la consultation populaire), que le conseil municipal ne prenne aucune décision sur la conversion de l’église tant que les rencontres d’information sur le projet n’auront pas lieu.

Le groupe de citoyens n’a pas transmis ses demandes au conseil municipal.

Déplorant la chose, le maire Louis Bérard note qu’il n’est pas dans l’intention de la municipalité de tenir de telles rencontres. «On n’a pas les espaces pour le faire tout en respectant la distanciation physique», signifie-t-il. Quand on lui fait remarquer que ces réunions pourraient avoir lieu à l’église, il précise que la municipalité n’en est pas propriétaire.

«Il y a eu beaucoup de consultations antérieures pour ce projet qui date de 2018», met-il aussi en lumière.

Questionné à ce sujet, il mentionne que la consultation populaire par le biais du portail Internet de la municipalité fonctionne bien.

Bérard Louis

©archives - L'Action d'Autray

Le maire Louis Bérard.

Commentaires

1 août 2020

Ed Prevost

L'intention de monsieur Bérard est claire. Le soutien d'une minorité parmi les 60 ans et plus suffira pour justifier l'achat. Il parait que trois organismes sont contre ce type de consultation.

1 août 2020

Claude Ferland

Par arrêté ministériel du début juillet, un référendum postal est maintenant permis. La Mairie n’a peut-être pas eu la nouvelle encore. Un référendum (il était annoncé dans votre journal en janvier) renforcerait la pérennité de l’achat. Un bon projet survit mieux si on a cherché un fort appui de la population, non? Espérons que le Conseil encouragera le Maire à viser une victoire convaincante, par référendum, que madame Leclair et monsieur Perrault avaient supporté, il me semble. Où est le problème?

6 août 2020

Raymond Charlebois

Voici un commentaire d’un aîné ou, comme dirait M.Legault, « un sage »  Ayant vécu une situation similaire il y a environ 35 ans avec le Centre Communautaire, les refus du maire de répondre aux questions légitimes des citoyens de Ste-Elisabeth laisse croire qu’il veut cacher des choses; cette situation m’inquiète au plus au point. Ayant rencontré M. le Maire dans ma salle à manger avant son élection il nous a parlé de sa volonté d’être transparent, de faire des comités de citoyens et de faire des discussions franches avec la population : avez-vous déjà oublié monsieur le maire. Chaque citoyen a le droit, non, le devoir de poser des questions qui le préoccupe sur les projets municipaux qui le concerne, et ce dans le but de s’en faire une opinion et de faire des choix éclairés en fonction de ses valeurs propres. C’est une des fonctions de base de toute démocratie : monsieur le maire, votre comportement me questionne. Pour ma part, étant quand même un peu sage sinon vieux je n’ai pas pas encore 20 ans à vivre à Ste-Elisabeth; j’aimerais mais je suis quand même réaliste. Un investissement tel que proposé va coûter très, très cher et c’est peut-être pour cela que les réponses tardent à venir. La municipalité étant prévoyante a d’ailleurs déjà commencé à prévoir les coûts. La facture de taxes a pas mal grimpé dernièrement. Pour ma part, mes deux factures ont augmenté de 27 et 35% : c’est assez loin du supposé 14 %. Je suis pas mal certain qu’il va grimper encore l’an prochain car des projets ça se paye. Donc la municipalité vient chercher cet argent dans ma poche de gauche et on me dit qu’il y aura des subventions. A moins que ces subventions arrivent de la planète Mars, cet argent viendra de ma poche de droite en passant par Québec ou Ottawa. La facture de l’église va être salée et ce pour longtemps. Moi et les autre sages de mon âge allons quitter Ste-Elisabeth à plus ou moins court terme. Je m’inquiète pour les jeunes familles et les nouveaux arrivants qui auront à subir le gros de ces factures et pour longtemps. Après le désastre engendré par la pandémie, ce sera le désastre des finances publiques. Nos gouvernements sont en train de s’endetter pour éviter le pire : encore là, la facture pour les générations futures sera salée. Au gens de mon âge, je dis « Peut on éviter de trop endetter les prochaines générations avec des projets qui ne leurs tiennent peut-être pas trop à cœur. Voulons-nous leur faire payer notre nostalgie et nos caprices : laissons les décider puisque ce sont eux qui paieront et surtout écoutons-les! Raymond Charlebois

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