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10 septembre 2020

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Le Bloc Québécois propose une amnistie de huit mois

Répercussion de la PCU sur les impôts

Perron Yves

©archives - L'Action d'Autray

Le député Yves Perron.

Le plan de relance post-pandémie du Bloc Québécois (BQ) proposera une amnistie de huit mois pour contrer l’effet du rebond fiscal auquel feront face la majorité des 8,7 millions de prestataires de la prestation canadienne d’urgence (PCU) lors de leur prochaine déclaration d’impôt.

Le chef du BQ, Yves-François Blanchet, en a fait l’annonce lors du caucus du parti tenu (8 septembre) à Saint-Hyacinthe. Le député de Berthier-Maskinongé, Yves Perron, l’a fait savoir à la sortie de l’événement.

Opportunité

«La quasi-totalité des 8,7 millions de personnes, dont près de 2 millions de Québécois, qui ont reçu des prestations canadiennes d’urgence découvriront avec surprise qu’ils pourraient devoir payer des pénalités et intérêts sur ces versements lors de leur prochaine déclaration de revenus, à un moment où leurs finances personnelles n’auront sans doute pas encore repris leur pleine vigueur», a fait valoir M. Blanchet.

Il a mis en lumière que, pour certaines personnes, il s’agira de quelques centaines de dollars $. Pour d’autres, ce sera de quelques milliers $.

«Dans certains cas, leur solvabilité sera mise en péril. Nous proposons une amnistie de huit mois, pour tous les cas non-frauduleux, à compter de l’échéance fiscale du 30 avril 2021, afin de permettre aux gens de conserver leur pouvoir d’achats et continuer la relance économique», a-t-il précisé.

En outre, à ses yeux, ce délai de huit mois permettra d’éviter l’engorgement de l’Agence de revenu du Canada qui risque d’être submergée par un surcroit de demandes de contribuables qui feront face aux impacts post PCU sur leurs déclarations d’impôts.

«Plusieurs personnes seront étonnées de devoir payer de l’impôt sur la PCU car, malheureusement, l’information semble avoir été mal diffusée. Le gouvernement doit donc s’assurer que la population n’ait pas à s’endetter et puisse bénéficier du temps nécessaire pour leur remboursement», a déclaré M. Perron.

Il juge que le fait de reporter la date de paiement et de ne pas demander d’intérêts soutiendrait pleinement les gens qui ont eu recours à la PCU. (PB)

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