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30 mai 2021

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Trois expositions démarrent d’un coup à la chapelle des Cuthbert

Endroit renommé de Berthierville

chapelle des Cuthbert

©archives - L'Action d'Autray

La chapelle des Cuthbert.

Offrant une riche programmation tout au cours de l’été, la chapelle des Cuthbert à Berthierville lance le mois de juin avec force. La photographe Kassandra Reynolds s’attache aux gens et au patrimoine bâti de la région de Berthier tandis que l’artiste en arts visuels Jonathan Roy traite de la protection et de la sauvegarde du patrimoine bâti.

Mme Reynolds présente deux expositions, l’une intérieure, l’autre extérieure, jusqu’au 27 juin. Les gens pourront observer l’installation artistique paysagère de M. Roy jusqu’en septembre prochain.

Éléments

Durant tout le mois de mai, dans le cadre du programme de résidence d’artiste émergente, Mme Reynolds a exploré le visage actuel de la communauté à travers un projet documentaire de photographies de rue.

«Mon désir est de documenter l’histoire des communautés tissées serré afin qu’elles puissent s’inscrire dans la mémoire collective et la postérité. L’histoire s’efface graduellement et mon devoir, en tant que photographe, est d’utiliser l’art pour enrichir les communautés et notre patrimoine collectif, qui nous appartient à tous», a-t-elle expliqué.

Elle est allée à la rencontre des gens de la région de Berthier et a recueilli des témoignages qui sont maintenant présentés en mots et en images à la chapelle des Cuthbert.

Elle présente également une exposition extérieure portant sur l’histoire de certains fleurons du patrimoine bâti de la région.

M. Roy offre une série de neuf installations paysagères de dimensions variables, créées à partir de 2000 piquets d’arpentage en bois. Plantés bien droits à intervalles réguliers, ces innombrables bouts de bois résineux à tête rouge dessinent les pourtours d’un ensemble composé de grands rectangles et de vastes cercles, prenant place un peu partout sur le site.

Ensemble, ces neuf formes minimales composent une œuvre monumentale, fondamentale et éloquente, évocatrice d’un désastre évité.

En effet, ces formes évoquent le gabarit standard d’un ensemble de bâtiments unifamiliaux des plus typiques de notre époque: une maison, un cabanon, une piscine hors terre. L’intervention paysagère met ainsi en lumière le saisissant contraste entre présent et passé, entre ordinaire et extraordinaire, banalité et unicité, entre la richesse patrimoniale des savoir-faire ancestraux et la production de masse anodine.

Il est expliqué qu’en se promenant à travers les différentes installations et les impressionnants arbres matures, les visiteurs perçoivent à la fois l’exceptionnelle qualité du lieu actuel et le sort probable de cette enclave patrimoniale si le terrain avait été loti, défriché puis rempli de maisons anonymes, comme ailleurs… (PB)

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