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28 juin 2021

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Le DPCP ne portera pas d’accusation contre des policiers de la SQ

Événement des 4 et 5 février derniers, à Berthierville

gyrophares

©archives - L'Action d'Autray

Les policiers n’ont pas commis d’infraction criminelle.

Les policiers de la Sûreté du Québec qui sont intervenus lors d’un événement ayant entouré le décès d’un homme à Berthierville, le 5 février dernier, n’ont pas commis d’infraction criminelle. Le directeur des poursuite criminelles et pénales (DPCP) en vient à cette conclusion après l’examen du rapport produit dans ce dossier par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI).

Il ne portera ainsi pas d’accusation contre eux. Le procureur mandaté pour examiner le rapport d’enquête du BEI a rencontré et informé les proches de la personne décédé des motifs de la décision.

Événement

L’événement s’est amorcé le 4 février 2021, en soirée, lorsque quelques occupants d’unités d’un édifice à logements d’habitation ont contacté les services d’urgence. Ils entendaient un homme crier et des coups de feu provenant d’un logement à proximité. Les bruits provenaient de l’appartement d’un homme vivant avec deux proches d’âge adulte.

Rapidement, un périmètre de sécurité a été établi et, quelques minutes après, un des proches de l’homme a réussi à quitter l’appartement. Il a été immédiatement pris en charge par les policiers. Il a expliqué que l’homme était armé d’un fusil de chasse et qu’il tirait partout dans l’appartement. Il a mentionné ne l’avoir jamais vu dans cette condition. L’homme tenait des propos inquiétants et était incohérent.

Vers minuit, le deuxième proche de l’homme a réussi à quitter le logement par une fenêtre. Il a informé un policier que l’homme avait dit que si la police intervenait, il se défendrait et que la dernière cartouche serait pour lui.

À plusieurs reprises durant la nuit, les policiers ont tenté d’entrer en contact avec l’homme, tant via la ligne fixe du logement que par le biais d’un cellulaire. Le système de haut-parleur d’une voiture de patrouille a aussi été utilisé.

Des coups de feu ont été entendus sporadiquement. L’homme n’a jamais communiqué avec les policiers.

Le périmètre de sécurité a été maintenu toute la nuit. Le groupe d’intervention tactique (GTI) a été déployé.

Tôt le matin du 5 février, les policiers ont été en mesure de faire entrer un robot muni d’une caméra et d’un microphone dans l’appartement.

À 7h35, un coup de feu est entendu. Le robot a capté la voix faible d’un homme se plaignant d’une douleur. Le robot a trouvé l’homme qui s’était enlevé la vie avec une arme à feu. Les policiers du GTI sont entrés et ont constaté que le seul occupant était un homme grièvement blessé, couché dans un bain.

Il a été déplacé au salon et les mesures de réanimation ont débuté. Les ambulanciers ont rapidement pris le relai. Le décès de l’homme a été constaté à distance par un médecin à 9h15.

Terminons en mentionnant qu’il n’est pas la tâche d’un procureur de se prononcer sur une possible faute civile ou déontologique. Il ne lui appartient pas non plus de formuler des commentaires ou des recommandations concernant les méthodes d’intervention policière. (PB)

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