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13 juillet 2022

Pierre Bellemare - pbellemare@lexismedia.ca

Le Bloc Québécois affirme que le chantage financier d’Ottawa est inadmissible

Dossier de la santé

Perron Yves

©gracieuseté - L'Action d'Autray

Le député Yves Perron.

Le Bloc Québécois (BQ) appuie le Conseil de la fédération qui talonne le gouvernement fédéral afin qu’il s’attable aux négociations pour le rehaussement urgent des transferts en santé au Québec, aux provinces et aux Territoires.

Il souligne que le financement des réseaux de soins est l’enjeu prioritaire du front commun des premiers ministres qui réclame une augmentation récurrente et sans condition de 28 milliards $ des transferts canadiens en santé.

Point de vue

«Il est inadmissible qu’Ottawa cherche maintenant à se défiler de ses responsabilités en invoquant les dépenses encourues par la pandémie», soutient Yves Perron, député de Berthier-Maskinongé.

Réunis en conseil à Victoria durant deux jours, les premiers ministres ont rappelé à Ottawa que l’excuse de la pandémie n’est plus valable et qu’il doit, comme convenu, ouvrir les négociations pour une hausse récurrente et sans condition des transferts en santé.

«L’insuffisance chronique du financement fédéral en santé impacte durement le réseau de soins du Québec et ses travailleurs, qui sont à bout», déclare Mario Simard, porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Affaires intergouvernementales.

Il souligne que préexistante à la crise de la COVID-19, la pression sur le réseau québécois de santé s’amplifie à mesure que se prolonge l’attente pour qu’Ottawa ajuste à la hausse sa contribution financière. «Que le gouvernement Trudeau ose prétexter les dépenses encourues par la pandémie pour se défiler de sa responsabilité de payer sa part des transferts en santé au Québec et aux provinces, poussant l’offense jusqu’à s’ingérer dans nos juridictions, est d’un culot sans nom!», martèle M. Simard.

«Le fédéral n’a aucune compétence en santé et n’a rien à dire dans la façon dont les experts en soins du Québec gèrent leurs priorités médicales et disposent des fonds fédéraux. Ottawa use d’une odieuse stratégie d’essoufflement financier pour contraindre les réseaux de santé et imposer les conditions d’un financement fédéral «à la carte», avise M. Perron.

Il maintient qu’il est indécent que ce gouvernement centralisateur veuille s’arroger tous les pouvoirs et faire du chantage financier sur le dos du Québec avec la part des taxes et impôts payés par les contribuables québécois.

«L’argent des Québécois doit leur revenir, sans condition, afin qu’ils puissent compter sur les excellents soins de santé auxquels ils ont droit. Pas question que le gouvernement fédéral nous fasse chanter avec notre propre argent», argumente-t-il.

Le gouvernement fédéral assume actuellement 22% des dépenses en santé alors que le Québec, les provinces, ainsi qu’un front commun de syndicats et de fédérations de la santé estiment que cette part devrait s’élever à au moins 35%.

Le Bloc Québécois maintient qu’un Sommet public sur la santé réunissant l’ensemble des premiers ministres et acteurs concernés doit être tenu dès que possible.

«On se trouve devant un gouvernement immobile sur cet enjeu mais aussi sur celui des passeports, dont la pile déborde des comptoirs de Services Canada jusqu’à ceux de notre bureau de Louiseville. C’est pareil avec l’assurance-emploi et la PCU, dont les restes d’une mauvaise gestion refont surface. Il faut que ça bouge!», réclame M. Perron. (PB)

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