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03 novembre 2022

Pierre Chartier - pchartier@lexismedia.ca

Christian Dubé présente les premières solutions de la cellule de crise

Situation dans les urgences

Christian Dubé

©Photo-archives

Cette solution contribue à bonifier l'offre de service de la ligne Info-Santé 811.

Dans le cadre d'un point de presse, le ministre de la Santé, Christian Dubé, en compagnie du coordonnateur de la cellule de crise et sous-ministre adjoint à Direction générale de la coordination du  réseau, Daniel Desharnais, et de la sous-ministre adjointe à la Direction générale des affaires universitaires, médicales, infirmières et pharmaceutiques, Dre Lucie Opatrny, annonce que les premières solutions recommandées par la cellule de crise pour réduire à court terme les débordements dans les urgences ont été mises en œuvre ou sont en voie de déploiement.

L'achalandage observé dans les urgences, notamment en raison de la résurgence des maladies respiratoires chez les enfants et de la mobilisation du personnel médical pour assurer le rattrapage de certaines activités médicales reportées ces derniers mois, nécessitait des actions rapides, d'où la création d'une cellule de crise évolutive. La situation nécessitait des actions à très court terme, complémentaires à ce qui est en cours d'implantation. Les solutions apportées par celle-ci permettront de renforcer la fluidité et la coordination avant de se rendre à l'hôpital, sur place et lorsque le patient en sort.

Parmi les premières nouvelles mesures qui sont mises en œuvre dès maintenant pour donner plus de marge de manœuvre aux urgences du Québec, mentionnons l'initiative « Un appel, un service », dont le but est d'offrir un meilleur accès à la première ligne en évitant le recours aux urgences. Cette solution contribue à bonifier l'offre de service de la ligne Info-Santé 811, particulièrement pour les jeunes de 0 à 17 ans. Dans le Grand Montréal, si un besoin de consultation est confirmé, le patient sera directement transféré vers une centrale téléphonique qui le guidera vers les bonnes ressources pour obtenir un service auprès d'un médecin, d'un pharmacien ou du personnel infirmier. Le gouvernement travaille déjà à l'élaboration de ce nouveau service à travers le Québec. Par ailleurs, les cliniques pédiatriques s'engagent à prolonger leurs heures d'ouverture dans la soirée et les fins de semaine pour faciliter la prise en charge des enfants.

Afin d'améliorer la fluidité des services offerts aux patients, un appel à projets auprès des PDG des CISSS et des CIUSSS a été lancé le 21 juillet dernier pour réduire les niveaux de soins alternatifs (NSA), soit les patients n'ayant plus besoin de rester à l'hôpital, permettant ainsi la libération de lits. Cet appel à projets permet la mise en place de mesures alternatives ou de places pour les usagers, à l'extérieur des hôpitaux. Ce sont 1730 places de soins de courte durée en milieu hospitalier qui sont ajoutées par les établissements.

De plus, on passe dorénavant à l'implantation intensive de l'approche d'hébergement à domicile. Celle-ci permet aux patients de rester à la maison plutôt qu'à l'hôpital, en attendant leur place dans une installation d'hébergement. Ainsi, cette approche permet de libérer des lits, mais elle permet aussi à la personne de rester à la maison, un milieu mieux adapté que l'hôpital. Cette initiative a d'abord été amorcée à Montréal, où le volume de NSA représente environ 50 %.

« La situation dans nos urgences est inacceptable à la fois pour le personnel soignant et pour les patients qui ont besoin de soins rapidement. Le problème n'est pas spécifique au Québec, et les mesures que nous avons déjà mises en place, au cours des derniers mois, nous permettent de garder la situation sous contrôle. Cependant, nous avons une augmentation du volume aux urgences et une augmentation du manque de personnel. Il nous faut donc bonifier ces mesures pour continuer de réduire la pression sur nos services d'urgence tout en augmentant leur capacité d'accueil. Je m'attends à une mise en œuvre diligente de toutes ces propositions pour des retombées positives immédiates. »-Christian Dubé, ministre de la Santé.

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