La conférence « Quelle transition? » rassemble 80 citoyens à Saint-Gabriel-de-Brandon

  • Publié le 10 févr. 2026 (Mis à jour le 10 févr. 2026)
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Près de 80 personnes ont assisté à cette conférence. (Photo gracieuseté -Marc-André Toupin)
Près de 80 personnes ont assisté à cette conférence. (Photo gracieuseté -Marc-André Toupin)

Près de 80 personnes en provenance de plusieurs municipalités de Lanaudière et de Portneuf étaient présentes à la conférence « Quelle transition? », présentée par les analystes en énergie Jean-Pierre Finet et Jean-François Blain, le samedi 7 février, à la salle du conseil municipal de Saint-Gabriel-de-Brandon.

Lors de la rencontre, les citoyens ont fait part de leurs inquiétudes face aux projets d’infrastructures électriques (lignes de transport, poste de transformation et parcs d’éoliennes) qui pourraient avoir des impacts sur les sources d’eau potable, les érablières, les forêts et les milieux humides sur leur territoire. Par exemple, Hydro-Québec a récemment annoncé l’abattage de 25 000 érables à Portneuf pour faire place à des pylônes, tandis qu’à Sainte-Julienne, le poste de transformation Jean-Jacques Archambault détruira huit hectares de milieux humides. Les conférenciers ont fait le point sur ces enjeux et ces atteintes à des milieux de vie.

Les investissements massifs prévus par Hydro-Québec d’ici 2035 sont qualifiés par Jean-Pierre Finet de « bombe tarifaire à retardement ». Selon Jean-François Blain, il est très possible que la croissance des ventes prévue ne se réalise pas et que la société d’État doive récupérer ses coûts d’investissement sur un moins grand nombre de kWh vendus. « Ce qui entrainerait des hausses de tarifs beaucoup plus importantes que celles annoncées. »

Les deux experts ont dénoncé le fait que, même si le gouvernement et Hydro-Québec prétendent vouloir allouer 75 % de la nouvelle électricité à la décarbonation et 25 % à l’industrialisation, dans les faits, 100% des nouveaux blocs de 5 MW et plus ont été attribués à l’industrie (filière batterie, hydrogène, centres de données et autres industries énergivores) et 0 % à la décarbonation.

 

Selon les experts, avec une approche plus équilibrée, le gouvernement et Hydro-Québec privilégieraient une plus grande sobriété énergétique et la mise en disponibilité de l’électricité la moins chère, soit celle des grands barrages.

La conférence était organisée conjointement par les Amis de l’environnement de Brandon et le Regroupement vigilance énergie Québec. « On n’a jamais voté pour ça et on va continuer à s’organiser pour s’opposer à l’envahissement de nos territoires pour des projets énergétiques qui n’ont rien à voir avec la transition », a commenté Odette Sarrazin des Amis de l’environnement de Brandon.

D’autres rencontres sont à prévoir sur ces enjeux.

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