Fermeture de l’usine Cascades Enviropac, la communauté sous le choc

  • Publié le 6 févr. 2026 (Mis à jour le 10 févr. 2026)
  • Lecture : 3 minutes
Les employés de l’usine Cascades Enviropac de Berthierville. (Photo gracieuseté)
Les employés de l’usine Cascades Enviropac de Berthierville. (Photo gracieuseté)

Ce sont 114 personnes qui ont appris qu’elles perdaient leur emploi à la suite d’une annonce de Cascades. Le 5 février dernier, l’entreprise a laissé savoir qu’elle met fin à ses activités dans les secteurs des produits d’emballage en carton nid d’abeilles et des partitions. Cette décision entraîne la fermeture des usines situées à Berthierville, Saint-Césaire et York en Pennsylvanie.

La fermeture de l’usine d’emballage en carton nid d’abeilles de Berthierville est effective depuis le 5 février et touche 52 employés.

Par voie de communiqué, Cascades a mentionné qu’elle s’est engagée à optimiser sa plateforme opérationnelle et ses activités en se concentrant sur ses marchés stratégiques. Les usines de Berthierville, Saint-Césaire et York sont spécialisées dans des marchés de niche qui ne sont plus alignés avec ses plans de croissance à long terme.

Cascades a assuré qu’elle offrira du soutien aux employés touchés et notamment des ressources d’aide à la recherche d’emploi. L’entreprise encourage aussi ces derniers à poser leur candidature à des postes dans ses autres usines.

« Ce recentrage nous permettra d’investir dans le renforcement de notre position de partenaire de choix auprès des clients de nos secteurs privilégiés. Un grand merci aux employé(e)s de ces trois usines pour leur engagement et leur contribution des dernières années », a affirmé Hugues Simon, président et chef de la direction chez Cascades.

L’entreprise a souligné que ces annonces n’ont pas d’impact sur les activités de l’usine Cascades Sonoco -Berthierville.

Le maire est stupéfait

Invité à réagir par L’Action D’Autray, le maire de Berthierville, Pierre Lahaie, confie avoir appris cette nouvelle avec stupéfaction. « En discutant avec certains intervenants, il n’y avait aucun indice d’une fermeture et tous ont été mis au fait en même temps. »

La Ville est en lien avec le service Développement Économique D’Autray (DÉA) de la MRC et les deux organisations travaillent activement sur ce dossier. M. Lahaie mentionne que trois objectifs ont été ciblés. D’une part, DÉA œuvre de concert avec Services Québec en ce qui a trait à la main-d’œuvre dans le but de trouver des emplois dans la région. Ensuite, une analyse est en cours pour voir s’il y a un impact important auprès des sous-traitants, ce qui pourrait entrainer d’autres pertes d’emplois. Finalement, des vérifications seront faites auprès de la compagnie Cascades au sujet de son orientation concernant l’utilisation de l’immeuble et la possibilité de le rendre disponible pour une autre entreprise.

« Malgré la mauvaise nouvelle, il y a une mobilisation du milieu pour trouver des solutions », conclut le maire de Berthierville.

Consternation et désolation  

Le Syndicat des travailleurs de Cascades Enviropac (CSN) dévoile que c’est sous le coup de 16 h 30, le 5 février, que les employés ont été convoqués par l’employeur et ont appris la triste nouvelle. « Les syndiqués prêts à entreprendre leur quart de soir, tout comme ceux terminant leur quart de jour, ont été retournés chez eux avec leur cessation d’emploi en main. Depuis plusieurs mois, les parties s’affairaient à négocier le renouvellement de la convention collective qui a échu en juillet de l’an dernier. Nous savions que l’employeur était à la recherche de nouveaux clients, mais pas d’un nouvel acquéreur. Déjà, la perte d’un client important l’an dernier se faisait sentir sur la production. Malgré tout, les négociations avançaient relativement bien. Avec le recul, une fermeture était prévisible, mais, naturellement, on évite d’envisager un tel scénario catastrophique. Nous sommes sous le choc », souligne le président Alex Dupuis. 

Le syndicat laisse savoir que l’employeur a mis des ressources en plus pour minimiser les effets de la fermeture. Notamment, une firme travaillera en collaboration avec la partie syndicale afin de déterminer les ressources d’entraide nécessaires et permettre le reclassement des employés touchés dans d’autres entreprises de la région.  

Le Conseil central de Lanaudière CSN et ses syndicats affiliés assurent qu’ils appuient sans réserve les salariés touchés par la perte de leur emploi. Ils entendent déployer tous les efforts nécessaires afin de les soutenir dans la recherche d’un nouvel emploi.  

Les parties se rencontreront le lundi 9 février afin de négocier des modalités permettant de minimiser l’impact de la fermeture pour les salariés.  

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